reineb QUEEN B

Maddy a toujours su qu’en partant de la ville où elle a grandit, qu’il serait difficile d’y retourner et affronter son petit ami Nick qu’elle a abandonnée subitement du jour au lendemain, malgré leur histoire d’amour incroyable. Si Nick s’est promis d’oublier et de détester Maddy, il n’est pas moins difficile pour lui de ne pas connaître les raisons de son départ. Lorsqu’elle fait son grand retour et se promets de lui dire la vérité, Nick refuse de l’écouter. Elle ne veut pas lui faire du mal. Est-ce possible quand on détient un secret qui pourrait bouleverser n’importe qui ?


Romance Romance jeune adulte Interdit aux moins de 18 ans.

#secret #slowburn #amitié #famille #amour #intense #newromance # #retrouvailles #timidité
2
2.5mille VUES
En cours - Nouveau chapitre Aucun(e)
temps de lecture
AA Partager

MADDY

Revenir ici après plus de quatre ans pourrait paraître étrange mais pas du tout. C'est comme rentrer chez sois, ressentir ce sentiment de sécurité quand on passe la porte de sa propre maison. Même l'air extérieur à cette odeur si familière.

J'ai laissée derrière moi tant de chose. Ma famille, mes meilleurs amis, mon ancien petit copain et tant d'autres auxquels j'étais habituée. Les balades au bords de l'eau, les moments avec ma mère, les soirées du vendredi avec mes amis. Je ne retrouverais jamais ce temps perdu.

Je conduis tout en regardant les changements de cette commune ou j'ai grandis. Je pourrais presque m'y perdre sachant qu'il fait nuit, mais j'arrive à me retrouver.

Je reconnais la pizzeria de chez "Pierrot" où je pouvais retrouver mes amis. La place du marché où une fontaine détériorée tronne en plein milieu, même aujourd'hui elle ne fonctionne toujours pas, mais encore pas mal de personnes aiment si retrouver autour pour discuter.

Je regardes ces petites boutiques déjà fermé, vu l'heure bien avancée.

Je continue de rouler prenant la route principale avant d'arriver dans la résidence où ma mère vit encore.

Le quartier est paisible, au moins je suis sûr que aucun voisin ne me verra arriver avec mes valises. Beaucoup se demande encore pourquoi je suis parti sans dire aurevoir, du jour au lendemain. J'ai bien conscience que certains ont vu mon départ soudain comme une trahison.

Je sais qu'il me déteste lui aussi. On étaient ensemble mais c'était aussi l'un de mes meilleurs ami. Rien que l'idée de le revoir me rend nerveuse.

Je me gare et coupe le contact de la voiture. Une Range Rover noir est garée devant celle de ma mère. Ça me paraît étrange surtout à cette heure. D'ailleurs, je suis surprise de ne pas la trouver dehors à m’attendre.

Je suis impatiente de la voir. La dernière fois que je l'ai vu c'était il y a quelques mois et j'ai l'impression que ça fait des années.

Sûrement par rapport au fait que je sois de retour dans ce climat familier après tant de temps passé loin d'ici. Je trouve que je lui ressemble un peu plus avec le temps. Elle me contredit souvent car elle pense que je suis plutôt le portrait de mon père. Car j’ai le même caractère réservé.

Il est mort quelques temps après ma naissance dans un accident. Elle fait tout pour qu’il reste présent en me racontant des histoires sur lui. Ils s’aimaient énormément.

Leur histoire d'amour m'a toujours inspirée. Pouvoir la vivre de mon côté pendant une certaine période m'a changé d'une certaine façon et c'est grâce à lui.

Je sors de la voiture quand son compagnon Denis arrive rapidement auprès de moi. Il a les cheveux poivre et sel et arbore un physique assez musclé certainement dû à ses séances en salle de sport. Lui qui est d’habitude si souriant m’accueille avec un visage inquiet. Mon cœur s’accélère à l’idée qu’il est un problème avec ma mère.

- Denis ? Qu’est ce qui ce passe ?

Une inquiétude se lit sur son visage.

- Ta mère a encore fait un malaise, mais elle consciente, il répond d’une voix inquiète. J’ai dû appeler un médecin ! Il est avec elle dans la chambre, il ausculte pour le moment.

Je ne cherche pas à entendre plus et marche rapidement vers la maison. Je lui avais pourtant dis de ne pas trop se surmener avec son boulot.

- C’est un bon médecin au moins ?

Il me rattrape, mais j’avance sans m’arrêter.

- Oui, elle le connaît bien, dit-il de suite. Justement, je dois te dire..

Je continue ma marche sans l’écouter. Il m'attrappe le bras et m'arrête.

Il me fait face.

- Maddy, écoute moi un moment ! fulmine-t’il impatient.

Il me regarde bizarrement et je n’arrive pas à déceler ce qui ne va pas.

- Quoi ? Il y a un problème plus grave ? Tu viens juste de me dire que ça allait !

- Oui, elle va bien ! Ce n’est pas d’elle que je veux te parler. Je dois te dire une chose avant que tu ne fasse un pas de plus. Il y a une chose que tu dois savoir.

Je grogne.

- Sérieusement Denis ! Tu penses que c’est vraiment le moment, dis-je agacé. On parlera une fois que j'aurais vu ma mère. Pour le reste, je ne pense pas que ce soit important pour l'instant.

Je traverse le salon qui ressemble à celui que j’ai laissé quand je suis parti. Sauf, le canapé qui est flambant neuf et dont ma mère me parle chaque jour. La télé est allumée avec le son totalement baissé, laissant le salon dans un grand silence. J’entends la voix de ma mère quand je me rapproche de sa chambre fermée. Je ne sais pas ce que son médecin lui dit, mais j’entends ce qui semble être un éclat de rire, ce qui me calme immédiatement. Elle a l’air d’aller bien.

Je lève le poing prête à frapper, mais la porte s’ouvre en grand sur le fameux médecin de ma mère. La personne que je n’étais pas encore prête à croiser et surtout pas ce soir. Il faut dire que l’univers en a décidé autrement.

J’ai eu l’occasion de le voir en photo, mais ce n’est rien par rapport à celui qui se tient devant moi. Naturellement, il est plus adulte. Ses cheveux son coupés courts, mais toujours aussi bouclés et ses yeux marrons claire qui me fixe aujourd’hui d’un regard amer, sont toujours aussi hypnotisant et toujours aussi beau. Je peux dire que ça n’a pas changé. Mon cœur bat tellement vite qu’il pourrait sortir de ma poitrine et tomber à mes pieds d’une minute à l’autre.

Ma mère apparaît derrière lui surprise. Il me lâche du regard et mon contourne d’un pas lourd se dirigeant vers le salon, tandis que ma mère avance vers moi et me prends dans ses bras. Je l’embrasse et m’éloigne d’elle pour mieux la regarder. Elle est toujours la même, grande et fine et sa chevelure décoiffé épaisse qui lui tombe au niveau du cou. Ses yeux sont fatigués, mais je ne remarque rien de méchant.

- Est ce que tout va bien ? Je demande en m’adressant plus à lui, qu’à elle, inquiète et en même temps tendu par cette situation.

Elle tient mon visage de ses deux mains et me caresse de ses pouces.

- Oui, tout va bien ! Ce n’est rien ma chérie, ne t’inquiète pas.

Je souffle et attends néanmoins la réponse de mon ex petit copain qui m’ignore royalement. Il range son stéthoscope dans sa mallette et sors un carnet. Il griffonne des mots que j’essaie de déchiffrer, mais je ne comprends rien.

Denis se rapproche de ma mère, qui me tient encore.

Il se parle doucement et je me rapproche de Nick qui est toujours silencieux. J’ai bien conscience qu’il ne veuille peut être pas me voir, sauf qu’en ce moment il s’agit de ma mère.

- Est ce que tu peux me répondre s’il te plaît ? dis-je essayant de capter son regard.

Il se tourne vers mon beau-père et lui tend une feuille d’ordonnance.

- Elisabeth est fatiguée. Il faudrait qu’elle se repose un peu, qu’elle lève le pied quelques temps.

Je note qu’il ne s’adresse du tout pas à moi, en l’espace de cinq minutes je suis devenue un fantôme.

- C’est pourquoi l’ordonnance si tout va bien ? je demande en devançant ma mère.

Il grimace.

- C’est pour une radiographie au niveau du cœur. Je vous conseil de prendre malgré tout un rendez-vous avec un cardiologue, dit-il en s’adressant à ma mère.

Je ne comprends pas. Il vient de dire que tout va bien. Pourquoi il veut lui faire une radio ?

Je fulmine et retient la peur qui essaie de naître en moi.

- Bon sang Nick, pourquoi lui faire une radio si tout va bien ? Tu penses qu’il y a un soucis ?

Il s’apprête à s’adresser à ma mère mais je l’arrête.

- Non, stop, c’est moi qui pose la question. Pas elle, moi ,dis-je en insistant sur le dernier mots. Regarde moi Nick.

Il se tourne vers moi et ses yeux pourrais lancer des éclairs cette fois. Une énorme tension se forme entre nous.

- C’est seulement pour être sûr qu’il n’y a rien de grave. Je ne veux rien laisser passer ,dit-il d’une voix sèche qui évoque clairement son agacement envers moi. Autre chose ?

Il ne me supporte clairement pas vu la façon dont il me regarde. Il y a une telle colère dans son regard. Je suis perdu face à sa réaction. C’est moi qui devrait être en colère, pas lui, du moins pas autant. C'est lui qui n'était pas sûr de ses sentiments. J'ai fais ce qui me semblait le mieux.

- Oui, merci dis-je platement, en reculant au niveau de ma mère.

- Prenez un peu de temps pour vous reposez, et ce n’est pas un conseil Elisabeth. Je dois y aller. Si besoin vous pouvez me rappelez. Bonne soirée, dit-il en serrant la main de Denis. Il embrasse ma mère sur la joue qui lui donne un sourire et pars sans un mots pour moi.

Mon cœur se serre mais je préfère l’ignorer. Ça fait longtemps qu’on a plus rien à ce dire après tout. Je suis parti il y a presque cinq ans, ça ne peut pas me faire aussi mal qu’il m’ignore vous me direz, sauf qu’en faite la douleur est toujours tout aussi importante. J’ai beau repousser l’idée de le suivre mais mes jambes avance toute seule.

- Non, mon petit cœur, dit ma mère en me retenant. Laisse-le partir. Je pense que c’est déjà beaucoup pour ce soir.

Je ne l’écoute pas et m’éloigne. Il referme la barrière quand j’arrive à son niveau.

- Nick, attends..

Il sort ses clés et débloque sa voiture. Je marche derrière lui sur le parking et essaie de le retenir, mais il s’écarte. Il ouvre la porte arrière pour déposer sa mallette et la referme.

- Si ce n’est pas au sujet de votre mère on a rien à ce dire Mademoiselle Garcia.

Voilà qu'il me vouvoie maintenant. Mon cœur bat à toute vitesse. J’imaginais la colere mais pas comme ça.

- Ne fais pas ça, tu sais bien qu’on doit se parler, dis-je en réduisant notre proximités

Il recule.

- Stop, ne t’approches pas de moi.

- Je suis désolée, je n’imaginais pas tomber sur toi de cette façon. C'était déjà assez difficile d’envisager de te revoir. Les choses ont décidés de se faire comme ça, je n’y peux rien. Nous sommes l'un en face de l'autre. Je pense qu’on devrait parler.

Il rit nerveusement.

- Parler ! Parler de quoi ? de nous ? s’écrit-il, avec un air amer. Non, ce n’est pas ça, car il y a pas nous. Ah, ou tu veux sûrement me dire les raisons de ton départ, ajoute-t-il avec dédain. Si c’est le cas, sache que ça ne m’intéresse pas. Plus maintenant.

Une douleur vient me percer le cœur.

- Est-ce que les choses vont se passer de cette façon ? Toi, qui t’acharne à me détester et qui essaie de me garder éloigner, je demande doucement.

Il met ses mains dans ses poches et me fixe un moment.

- Ça va se passer exactement comme ça. Je vais même te demander maintenant de faire comme ci je n’existais pas, et de m’oublier. Tu l’as déjà fait, ça ne devrait pas être aussi dure pour toi.

Il me fait un clin d’œil et recule d’un pas.

Mon cœur dégringole. Je ne sais pas quoi dire. Je me pince les lèvres honteuses.

Il repart vers sa voiture et ouvre la portière. Des larmes me monte aux yeux. C’est comme lui dire au revoir à nouveau et je ne le supporte pas.

J’arrive jusqu’à lui et me pose devant sa portière.

- Je vois que tu es en colère et je comprends, sauf que là je te demande juste quelques instant. Il faut que je t’explique, je dois le faire. J’ai vraiment besoin de le faire. Ce n’est peut-être pas le cas pour toi mais je tiens encore assez à toi pour te donner les explications que tu mérites.

Son regard est fixé sur moi et sa mâchoire est serré. Mon cœur bats à une vitesse folle. Je pourrais faire une crise cardiaque d’une minute à l’autre. Il est proche de moi, trop proche. Contrôler ma respiration est presque impossible. Je peux sentir son odeur corporelle qui est encore là même et ça me chamboule.

Il se rapproche un peu plus, nos corps se touchant presque. Il se penche et pose sa main sur la poignée.

- Si tu tiens vraiment à moi comme tu le dis, laisse moi passer. Laisse moi partir.

Je ferme les yeux et me mord les lèvres. La dernière chose que je veux c’est qu’il doute de mes sentiments.

Je glisse sur le côté, tandis qu'il me toise une dernière fois. C’est dure de supporter ce regard qui trahi toutes les émotions qui y passent.

Je tourne la tête et fixe le sol. Il monte dans sa voiture et referme la porte.

La voiture part à toute vitesse et j’ai comme l'effet d'avoir reçu un seau d'eau glacé. J'ai des frissons, mon corps tremble à ses retrouvailles. Oui, je confirme, ce n’est pas le meilleur des scénarios que j’avais en tête.

C'est mon choix de revenir ici, mais pour être honnête, je ne sais pas si je peux survivre à ça.



27 Mars 2024 14:08 0 Rapport Incorporer Suivre l’histoire
0
Lire le chapitre suivant MADDY

Commentez quelque chose

Publier!
Il n’y a aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis!
~

Comment se passe votre lecture?

Il reste encore 38 chapitres restants de cette histoire.
Pour continuer votre lecture, veuillez vous connecter ou créer un compte. Gratuit!