hrafnraven Hrafn Raven

Une trame intrigante mêlant magie, dieux, trahison et complot, avec les ténèbres qui ressurgissent après des années de sommeil, tandis que les dieux choisissent de dissimuler leur réveil aux peuples. La guerre semble inévitable.


Fantaisie Fantaisie sombre Tout public. © Tout droits réservés

#dieu # #nouveau #magie #ténèbres #fantastique #monde #trahison #complot
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Prologue : Trahison

Dans les méandres du temps, Galindra et Kugrenn se dressaient à la croisée des destinées. Galindra, avide de découvertes et d'aventures, plongea dans les pages interdites des annales qui révélaient l'existence d'un autre monde, délaissé par les dieux et voilé aux yeux des mortels.


Galindra, mue par la flamme de la curiosité, partagea cette vérité occulte avec Kugrenn, son compagnon. L'idée de franchir les frontières de ce monde inexploré s'enracina dans son esprit, mais chez Kugrenn, l'ombre de l'appréhension obscurcissait cette perspective. Face à ce dilemme, il décida de confier ses craintes à Belphegor, le père de tout, au cœur de son palais éthéré. Un choix déterminant s'annonçait, qui façonnerait l'avenir du couple et jetterait une lumière incertaine sur le chemin à parcourir


Galindra, chercheuse passionnée et fervente partisane de la déesse de la nature : Tiria, a toujours eu la propension à repousser les limites, aspirant à davantage que les résultats qu'elle obtient. Sa soif inextinguible de connaissances la pousse parfois à transgresser les lois établies pour assouvir son désir d'apprendre.


Quant à Kugrenn, ses objectifs sont bien définis, même s'il n'a pas l'intention de les surpasser. En tant que professeur dans un Etherium, il enseigne l'histoire de la magie, restant fidèle à son chemin tracé. Partisan d'Ovion, dieu de l'eau, il incarne la stabilité, la profondeur et préfère la constance à l'agitation de l'exploration. Il tenait à s'assurer que sa femme pourrait accoucher de leur enfant dans des conditions optimales.


Leur différence est si marquée qu'on pourrait se demander comment il est possible qu'ils soient ensemble, tant leurs chemins sont divergents.


L'homme pénétra silencieusement dans le majestueux palais, ses pas résonnant sur les dalles de marbre poli. À l'intérieur, la salle du trône s'ouvrait devant lui, éclairée par des torches vacillantes. Au sommet d'une estrade imposante, une grande silhouette se dressait sur un trône, ses yeux scrutant chaque mouvement. Une tension électrique chargeait l'air, car l'homme savait que les mots qu'il allait prononcer allaient ébranler les fondations mêmes de ce royaume millénaire. Fixant la figure royale dans les yeux, il prit une profonde inspiration, conscient que chaque syllabe de sa révélation pourrait changer irrémédiablement le destin de son couple et de son futur enfant.


La silhouette se leva de son trône, avança avec assurance. C'était Belphegor, le patriarche de toute chose, se tenant imposant et majestueux. Son visage portait des traits marqués, accentués par une barbe grise. Les longs cheveux, évoquaient des ondes argentées, encadraient son visage avec une dignité énigmatique.

Dans son regard, l'intensité de la dualité s'exprimait. Un œil bleu perçant, aussi profond que l'océan de connaissances, contrastait avec un œil vert, symbole vibrant de la vision cosmique. Ces yeux reflétaient la complexité de son être et sa compréhension profonde des mystères de l'univers.

Revêtu d'une cape royale d'un bleu éthéré, elle était ornée de symboles ésotériques et démontrait la richesse de son savoir. Une armure élaborée, incrustée de pierres précieuses scintillantes, enveloppait son corps, pour témoigner de sa puissance.


Il parla avant même que Kugrenn n'eût le temps de finir d'inspirer :


- Je perçois une grande inquiétude autour de toi, mon enfant. Qu'est-ce qui te pousse à franchir mes portes pour venir me consulter en personne ?


Si Kugrenn n'était pas inquiet, c'est désormais le cas. Sa voix tremblante, il répondit :


- C'est Galindra, père de tout. Ses recherches vont trop loin, notre enfant est en danger. Elle a perdu l'esprit, sa soif de connaissance a englouti tout ce qui était en elle.


Il inspira profondément et poursuivit :


- Elle a volé des livres interdits dans votre bibliothèque sacrée, des ouvrages mentionnant un monde abandonné par vous et les autres divinités. Elle cherche à créer un portail pour l'explorer et comprendre pourquoi vous nous avez créés, persuadée que nous vous sommes utiles pour autre chose que de jouer les bienfaiteurs. Elle a parlé de Taimana, disant qu'il s'agissait d'une divinité à la base, que Taimana vous parlait et que seuls les plus convaincus pouvaient l'entendre. Elle a perdu toute lucidité en lisant ces livres. J'ai essayé, Belphegor, j'ai essayé de lui expliquer que c'était pour cette raison qu'ils étaient interdits aux mortels, car notre esprit serait corrompu dans la seconde où nous tenterions de comprendre les divins. Il finissait sa phrase presque en sanglotant.


Belphegor, alors muet pendant quelques secondes, ne montra aucune émotion et prit le temps de se rasseoir. Dans une parole empreinte de calme, il s'adressa à l'homme inquiet:


- La connaissance, telle une source essentielle, explore l'univers sans futilité. Toutefois, la quête du passé peut engendrer des périls. Il convient de ne pas succomber à la panique. Je m'entretiendrai avec elle personnellement, chercherai à la raisonner. Reste ici, délecte-toi de mon banquet en témoignage de ma gratitude pour n'avoir rien dissimulé.


Kugrenn s'exécuta et s'assit dans la somptueuse salle, ses yeux ne rataient aucun détail. Les murs, ornés de fresques énigmatiques, semblaient narrer des histoires immémoriales. Des colonnes majestueuses s'élevaient, soutenant un plafond voûté étoilé qui donnait l'impression d'être à l'intérieur d'une voie lactée.


Le sol de marbre poli reflètait la lueur des torches qui bordaient la salle, créant des jeux de lumière dansantes. Le banquet, dressé sur une longue table centrale, débordait de mets exquis, fruits rares, et nectars éthérés. Chaque siège, minutieusement décoré, restait vide, semblant attendre la présence d'invités qui ne viendront peut-être jamais.


L'atmosphère oscillait entre la grandeur et une étrange solitude, laissant Kugrenn absorbé par la magnificence de cet espace mystérieux.


Tandis que Belphegor s'éclipsa en direction de la sortie, tel une ombre qui disparaît, déterminé à résoudre le problème et à éviter de revivre les horreurs du passé. Il émergea devant le poste de garde, juste en face de son palais et sélectionna quatre de ses hommes membres d'élite de l'armée : tous les meilleurs éléments issus de chaque armée. Ensemble, ils se dirigèrent droit vers la résidence de Kugrenn pour appréhender Galindra.

D'un geste simple de la main, Belphegor ouvrit la porte. Galindra, prise de panique, tenta de l'enraciner avec sa magie, faisant surgir des lianes du sol pour attaquer les gardes. Deux d'entre eux utilisèrent le feu pour les consumer, tandis que les deux autres projetèrent de l'électricité pour repousser les lianes. Galindra finit par être touchée.



Au milieu du tumulte, Belphegor cria d'une voix métallique pour mettre fin au chaos. Galindra, au physique svelte malgré sa grossesse et dotée de yeux marrons et de cheveux ondulés châtains ; gît au sol, blessée par l'agression des gardes. Belphegor ordonna qu'elle fut emmenée en prison, alors qu'il s'émerveillait des recherches de cette mortelle assoiffée de connaissances.




Il contemplait la maison ronde de Kugrenn : basique mais remplie de plantes. Le toit, fait entièrement de bois ancien, semblait être le refuge de chercheurs. Cela donnait l'impression qu'il y avait une admiration dans le regard de Belphegor. C'était comme si Kugrenn n'habitait même pas là et laissait une étrange pensée dans l'esprit du dieu.




Il plongea pendant deux jours dans les recherches de la jeune femme qui aspirait à démêler les mystères de l'existence et de l'univers. Soudain, un Phoenix pénétra dans la maison, se posant délicatement sur la table où Belphegor scrutait chaque texte avec intensité. Il s'exclama :




- Maraa... Que me vaut l'honneur ? Ton père a sûrement de nouvelles propositions alléchantes, je suppose ?




Le Phoenix, majestueux et vibrant d'énergie, exhibait un plumage d'une teinte orange vif dégradée d'un marron clair. Ses plumes semblaient embrasées, capturant la lumière ambiante dans une danse étincelante. La lueur dorée émanant de son plumage créait une aura mystique et soulignait la nature divine de cette créature légendaire. Le Phoenix prit forme humaine, un visage rond, sa peau légèrement bronzée avec un nez élargi. Ses yeux reflétaient la lumière et affichaient trois couleurs : orange, rouge et marron très clair, brillant aux éclats. Ses cheveux étaient d'un rouge foncé avec des pointes oranges, attachés d'une tresse unique. Elle ne devait pas dépasser les 1m60.




Elle répondit :




- La femme va accoucher, Belphegor. Elle est gravement blessée. Il faut aller l'aider immédiatement. La situation est urgente.




Belphegor et Mara se dirigèrent rapidement vers la cellule où se trouvait la femme. Ils pénétrèrent tous deux dans la prison et se retrouvèrent devant la cellule qui était entourée d'une barrière magique violette impénétrable, émettant des éclairs menaçants à tout contact. À l'intérieur, le lit se trouvait au centre, isolé de toute influence magique. Cette aura violette accentuait le caractère imprévisible de cette prison, où même la magie était rendue impuissante. L'air était chargé d'une tension palpable, reflétant la redoutable combinaison de la protection magique et de l'interdiction de l'usage des pouvoirs à l'intérieur de ces murs mystiques.




La femme, allongée sur le lit, criait de douleur, tandis que le médecin tentait de l'apaiser. Belphegor, d'un geste de la main, dissipa la barrière magique, lui permettant d'entrer dans la cellule. Il confia à Maraa la mission de retrouver son compagnon. Après des recherches infructueuses dans la salle du trône et chez lui où il n'était toujours pas rentré, Maraa s'assit devant le palier de la maison, écoutant le murmure de la rivière proche. Concentrée sur ce doux bruit, elle ferma les yeux. Après quelques minutes, une brise glaciale se fit sentir malgré la chaleur inhabituelle. Une image s'imposa à elle : les chaînes de la déesse de la mort, la déesse elle-même emprisonnée dans une grotte, les chaînes la maintenant endormie.




C'était la première fois qu'une vision aussi sombre envahissait l'esprit de Maraa, terrifiée par l'atmosphère lugubre qu'elle représentait. Elle se transforma en Phoenix, vola frénétiquement jusqu'à la prison pour retrouver et alerter Belphegor de ce qu'elle venait de voir. En pénétrant dans la prison, elle aperçut Belphegor assis aux côtés de la femme, désormais silencieuse. Le dieu, surnommé "père de tout", tenait un enfant dans ses mains. La femme, victime des blessures infligées lors de son arrestation, avait succombé lors de l'accouchement. Alors que Belphegor berçait l'enfant, une larme de cristal qui coulait sur sa joue témoignait d'une tristesse profonde.


Il essuya sa larme d'un geste ferme, fixant Maraa, et demanda d'un ton froid :




- Où se trouve le père ?




Maraa balbutia :




- Introuvable, mais...




Il l'interrompit, toujours dans cette même froideur :




- Alors, j'élèverai cet enfant.




Maraa n'essaya même pas de lui parler de sa vision, ressentant la gravité de la situation et la détermination implacable de Belphegor.


En tant que prophète des dieux, Maraa ressentait que le monde était en train de changer, que s'amorçait un tournant, aussi sombre soit-il. Les événements récents laissaient présager des bouleversements profonds. Cette vision ; la décision implacable de Belphegor ; la disparition du père ainsi que la présence persistante des ténèbres dans sa tête : tout convergeait vers un destin obscur et incertain. Maraa sentait que des épreuves difficiles arrivaient et défiaient même sa capacité de percevoir l'avenir avec clarté.




Belphegor, devant une Maraa silencieuse, reprit :




- Il lui faut un nom.




Maraa, avant de partir méditer sur tout ce qu'elle ressentait, répondit en pensant à sa vision et aux créatures qu'on disait créées par les ténèbres :




- Hrafn ; il répondra au nom de Hrafn Dreamblade. Comme sa mère, il suivra la lignée des Dreamblade.






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U1 Ulrich 129
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March 13, 2024, 04:41
Isahorah Torys Isahorah Torys
Coucou, je cherchais une lecture à me mettre sous la dent et me voici. Premièrement, je trouve que tu as une belle plume agréable à lire. Je suis allée au bout de ce chapitre sans soucis ( ce qui n'arrive pas souvent parce que je suis assez difficile). Je crois que le texte serait encore plus percutant en supprimant quelques répétitions d'idées. Sinon, pas mal du tout 👏
January 13, 2024, 22:11
~

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