david-jessica- David Jessie

Les destins d'Aaron et Matt se retrouvent inextricablement liés, tissés dans une toile complexe de secrets, de trahisons et de liens familiaux indéfectibles. Aaron, qui a trahi Matt, s'est volatilisé, ignorant qu'Éden a donné naissance à Aimée, une petite merveille aux cheveux d'ébène, le reflet vivant de son père absent. Matt, la colonne vertébrale de cette famille, endosse avec gravité le rôle de père adoptif de la fillette. Tout le monde garde le secret, personne n'ose informer Aaron. Mais le destin, cruel et imprévisible, frappe à nouveau. Le grand-père d'Aaron décède, forçant Matt à briser le silence et à reprendre contact avec l'homme qui hante toujours ses pensées. Le moment est venu de lui annoncer la terrible nouvelle. Et alors, Aaron découvre Aimée, sa propre fille, dans les bras de Matt, son ancien amour. Quelle sera la réaction d'Aaron en découvrant cette nouvelle vie que Matt a construite en son absence ? Et qu'en est-il de l'existence qu'Aaron s'est forgée loin de tous ceux qu'il a laissés derrière lui ? Leur amour a-t-il la force de combler le gouffre des un an et demi qui les sépare ?


Romance Suspense romantique Tout public.

#amour #sentiments #gay #sexe # #drame #couple #newadulte
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1. Tim ~ Aaron

Les clés de la salle de sport pendent dans ma main alors que je verrouille la porte derrière moi. Le cliquetis métallique résonne dans l'air nocturne, comme un écho à mes pensées. Le parking est presque désert à cette heure, éclairé seulement par quelques lampadaires qui jettent des ombres allongées sur l'asphalte. Ma Golf V tuning est là, garée comme une reine dans son domaine. Ce n'est pas juste une voiture, c'est une extension de moi-même — une armure roulante qui me protège du monde extérieur.

Je m'approche, mes pas résonnant sur le sol, et je sens une vague de fierté monter en moi. Mes doigts effleurent le volant, comme on caresserait une amante. Un sourire se dessine sur mes lèvres, un sourire que je sais parfaitement idiot mais que je ne peux réprimer. Ridicule ? Peut-être. Mais cette voiture, c'est mon nouveau sanctuaire. Chaque courbe, chaque détail, du levier de vitesse aux sièges en cuir, retient toute mon attention, toute mon admiration. Elle n'est pas qu'un tas de métal et de circuits ; elle est le reflet de mes ambitions, de mes désirs. Et en cet instant, rien d'autre n'a d'importance.

Alors que mes pensées s'attardent sur la voiture, une autre image s'impose à mon esprit, celle d'un autre objet — ou plutôt, d'une autre personne — que j'aime caresser. Mon homme. Il n'est pas Matt, mais il est ce qui s'en rapproche le plus. Il est comme une énigme que je n'ai pas encore résolue, une mélodie que je n'ai pas encore tout à fait comprise.

Je me vois le rejoindre dans notre appartement, la lumière tamisée créant une atmosphère intime. Il est là, assis sur le canapé, un livre à la main. Ses yeux se lèvent et croisent les miens, et tout à coup, la Golf V, la salle de sport, le monde entier, tout s'efface. Il a cette capacité à me faire oublier tout le reste, à me faire sentir comme si j'étais la seule chose qui importe.

Je m'approche, mes pas silencieux sur le tapis, et je sens cette même vague de fierté, cette même chaleur que j'ai ressentie en touchant le volant de ma voiture. Sauf que cette fois, c'est différent. C'est plus intense, plus réel. Je m'assois à côté de lui, nos doigts s'entrelacent naturellement, comme deux pièces d'un puzzle qui s'emboîtent parfaitement.

Ouais, j'ai trouvé chaussure à mon pied. Et même si le monde extérieur continue de tourner, de changer, de s'effondrer peut-être, en cet instant, dans ce petit univers que nous avons créé, tout est comme il se doit.

Tim. Rien que le son de son nom provoque une réaction en moi, comme une étincelle qui s'allume dans un ciel obscur. Il est plus qu'extraordinaire, il est transcendant. Son visage pourrait faire pâlir d'envie les dieux de la beauté eux-mêmes, mais c'est bien plus que ça. Ce n'est pas comme avec Jesse — non, ce que je ressens pour Tim est d'une toute autre dimension.

Je me rappelle la première fois que je l'ai vu, dans ce café au coin de la rue, où la lumière du jour filtrait à travers les vitres, illuminant son visage comme une toile de maître. Ses yeux ont rencontré les miens et j'ai senti mon cœur s'accélérer, comme si j'étais sur le point de décoller. C'est ce genre de moment, ce genre de connexion qui me fait réaliser à quel point il est unique.

Et sa voix... Ah, sa voix. Chaque mot qu'il prononce est comme une note de musique, une mélodie qui me fait frissonner jusqu'à la moelle. C'est comme si chaque syllabe était conçue pour résonner en moi, pour éveiller quelque chose que je ne savais même pas exister.

Mais le summum, c'est le toucher de ses doigts sur ma peau. C'est comme une décharge électrique, un courant qui traverse tout mon être, me faisant vibrer de la tête aux pieds. Quand il me touche, le monde pourrait s'effondrer autour de nous, que je ne le remarquerais même pas. Parce qu'à cet instant, il est mon monde. Il est tout ce qui compte. Et je sais que ce que je ressens pour lui est réel, viscéral, inébranlable. Je l'aime, et ce mot, aussi puissant soit-il, semble presque insuffisant pour décrire l'intensité de ce que je ressens.

Le moteur de ma Golf V rugit à la vie, chaque vibration du volant résonnant comme un prélude à la soirée qui m'attend. Je m'engage sur la route, l'asphalte défilant sous moi comme un tapis roulant vers le paradis. De Jouy à Vauréal, chaque kilomètre me rapproche de lui, de ce calme intérieur qu'il incarne, de cette paix qu'il apporte à mon âme tourmentée.

Les lumières de la ville passent en un éclair, des taches floues de couleur qui se fondent dans la nuit. Je suis seul sur la route, mais je ne me sens pas seul. Parce que je sais où je vais, et qui m'attend. Tim.

Rien que de penser à lui, mon cœur s'emballe, comme un tambour battant la mesure d'une mélodie que seul lui peut composer. La soirée que j'ai prévue pour nous s'impose dans mon esprit. Un restaurant d'abord, quelque chose d'intime, d'élégant.

Je nous imagine déjà, assis à une table éclairée à la chandelle, nos yeux se rencontrant au-dessus de nos verres, un sourire partagé qui en dit plus que mille mots. Puis, le cinéma. Un endroit où nous pouvons nous perdre dans une autre histoire tout en écrivant la nôtre. Et ensuite... ensuite, je m'occuperai de lui. De son corps, de son âme, de tout ce qui fait de lui l'homme incroyable qu'il est. Rien que cette pensée fait monter en moi une tension presque insoutenable. Je sens mon désir monter, palpable, irrépressible. C'est l'effet qu'il a sur moi, un effet que personne d'autre ne peut reproduire.

Je presse un peu plus l'accélérateur, comme si je pouvais atteindre notre futur aussi facilement que je parcours cette distance. Et dans cet instant, alors que je fonce à travers la nuit, seul Tim accapare toutes mes pensées, mon cœur et mon corps.

Alors que la route continue de défiler sous les roues de ma Golf, mes pensées prennent une tournure plus sombre, dérivant vers des visages que j'ai laissés derrière moi. Matt, Éden, Jordan, les jumeaux, et même mes parents. Une galerie de fantômes qui hantent les recoins de mon esprit. Je les ai reniés, tous autant qu'ils sont. Pas par haine, mais par nécessité. Parce que je sais qu'ils auraient essayé de me "ramener à la raison", comme ils disent. Comme si ma raison n'était pas déjà claire comme de l'eau de roche.

Je serre le volant un peu plus fort, comme si je pouvais étrangler mes regrets et mes doutes. Les lumières de la route semblent s'étirer, comme pour souligner la distance qui me sépare désormais de mon ancienne vie. Je ne regrette pas ma décision. Pas une seconde. Surtout quand je pense à Matt. Il est mieux sans moi, il doit l'être. Je suis comme un ouragan, détruisant tout sur mon passage, et il n'a pas besoin de se faire prendre dans ma tempête.

Je me concentre sur la route, sur les lignes blanches qui défilent en un flou hypnotique. C'est plus facile de fixer ces marques impersonnelles que de plonger dans le puits sans fond de mes pensées. Je refuse de revenir en arrière, de défaire ce que j'ai fait. Parce qu'en dépit de tout, en dépit des ponts brûlés et des relations rompues, je suis enfin sur le chemin qui me semble juste. Le chemin qui me mène à Tim, à une nouvelle vie, à une nouvelle version de moi-même. Et ça, ça n'a pas de prix.

Ouais, je suis heureux avec Tim, plus heureux que je ne l'ai jamais été. Et quelque part dans les tréfonds de mon esprit, j'espère que Matt a trouvé ce même bonheur, cette même paix. Mais assez de ça. Matt appartient au passé, et je vis dans le présent, un présent que j'ai choisi.

Je tourne dans le parking, les phares de ma Golf balayant l'asphalte comme des projecteurs sur une scène vide. Je trouve une place, éteins le moteur et le silence s'installe. Un sourire se dessine sur mon visage, large et sincère, comme si mes lèvres ne pouvaient contenir l'émotion qui me submerge.

Je sors de la voiture, la clé toujours en main, et je ferme la porte derrière moi. Le bruit sourd résonne comme un coup de gong, marquant la fin d'un acte et le début d'un autre. Je respire profondément, l'air frais de la nuit remplissant mes poumons, comme pour purifier toutes les ombres qui pourraient encore s'accrocher à moi.

En franchissant le seuil de l'appartement de Tim, et immédiatement, une vague de chaleur et de parfums enivrants m'envahit. Je laisse mes chaussures à l'entrée, comme un rituel silencieux qui marque la transition entre le monde extérieur et ce sanctuaire que nous avons créé. Le salon est baigné d'une lumière douce, et l'air est chargé d'un arôme qui fait saliver mes papilles avant même que j'aie vu quoi que ce soit.

Merde. Mon plan pour la soirée vient de prendre l'eau. Tim a déjà pris les devants pour le dîner. Je contourne l'îlot central de la cuisine, mon regard attiré par la lueur du four. J'ouvre la porte et là, un poulet rôti garni de pommes de terre me salue comme un roi sur son trône. L'odeur est irrésistible, une promesse de délices à venir.

Je ferme le four, un sourire mi-amusé, mi-admiratif se dessinant sur mon visage. Tim a toujours eu ce don pour anticiper, pour transformer un simple repas en quelque chose de magique. Et même si mon plan initial pour la soirée est tombé à l'eau, je ne peux m'empêcher de penser que c'est peut-être mieux ainsi. Parce qu'avec Tim, même les imprévus ont une manière de se transformer en moments parfaits.

— Poulet rôti au four, avec une garniture de pommes de terre et une sauce au vin blanc et aux oignons, annonce Tim en émergeant du couloir. Il est enveloppé dans une simple serviette, et rien d'autre.

Mes yeux parcourent son corps, s'attardant sur chaque détail comme si j'étais un artiste et lui mon chef-d'œuvre. Ses cheveux noirs, aussi sombres que les miens, sont en bataille, comme s'ils avaient été sculptés par le vent et l'eau. Des gouttes d'eau s'échappent de ses mèches et glissent le long de ses épaules, suivant les contours de son torse musclé avant de disparaître dans la serviette enroulée autour de sa taille.

— Tu sais, j'avais prévu une soirée pour nous, mais je vois que tu m'as devancé, dis-je, un sourire en coin se dessinant sur mes lèvres. Et je dois dire que cette vue... elle surpasse de loin tout ce que j'avais imaginé.

Je m'approche de lui, l'air chargé d'une tension palpable, électrique. Mes mains trouvent leur chemin vers ses épaules humides, et je peux sentir la chaleur de sa peau contre la paume de mes mains. C'est comme si chaque atome de mon être vibrait à l'unisson avec le sien, et dans cet instant, le poulet dans le four, la soirée que j'avais prévue, tout ça devient insignifiant. Parce qu'il est là, devant moi, et que tout le reste s'estompe en comparaison.

Son regard, aussi brulant qu’un brasier, me transperce. Je peux voir le désir brûlant dans la profondeur de ses yeux, un miroir de mes propres sentiments. Je sais qu'il n'attend qu'un signe, qu'une indication pour franchir cette distance entre nous. Et dieu sait combien j'ai envie de lui donner ce signe.

Moi aussi, je meurs d'envie de le prendre dans mes bras, de toucher sa peau, de caresser chaque parcelle de ce corps que je connais aussi intimement que le mien. Mon désir pour lui est une entité vivante, palpable, une flamme qui brûle avec une intensité qui pourrait incinérer des univers entiers.

Je peux presque sentir la chaleur de son corps près du mien, comme un aimant qui m'attire inexorablement vers lui. Chaque fibre de mon être crie pour se rapprocher de lui, pour goûter à la douceur de ses lèvres, pour se perdre dans l'étreinte de ses bras.

— Alors, la salle de sport t'a laissé assez d'énergie pour ce soir ? Tim me lance la question, ses yeux scrutant les miens alors qu'il se rapproche, chaque pas mesuré, chaque mouvement calculé.

— Ouais, je suis encore en un seul morceau. Et toi, comment c'était aujourd'hui ?

— Génialissime est un euphémisme. J'ai écrasé un ténor du barreau. Donc, je suis plus qu'heureux, rétorque-t-il, ses yeux s'illuminant, comme s'ils étaient faits de pur éclat.

Je ne peux m'empêcher de sourire, captivé par cette lueur de triomphe dans ses yeux. C'est contagieux, ce genre de bonheur, ce genre de fierté.

— Eh bien, on dirait que nous avons tous les deux des raisons de célébrer cette soirée, alors, dis-je, en éliminant la dernière barrière d'espace entre nous.

Je pose mes mains sur ses hanches, sentant la chaleur de sa peau à travers la fine serviette. Nos lèvres se rencontrent dans un baiser électrisant, un échange qui transcende les mots, qui parle de victoires, petites et grandes, et de tout ce qui reste à venir. Et dans cet instant, alors que nos lèvres se séparent, je sais que cette soirée n'est que le début de quelque chose d'encore plus grand.

Tim, c'est une force de la nature, un avocat qui transforme chaque salle d'audience en son propre terrain de jeu. Il excelle dans tout ce qu'il touche, comme si le succès était son deuxième prénom. Ouais, il a quelques années de plus que moi — huit pour être exact. Mais loin de me déranger, ça ajoute une autre couche à l'attraction que je ressens pour lui. Sa sagesse, cette maturité qu'il porte sans effort, c'est ce qui me fascine le plus.

J'ai soufflé mes vingt-deux bougies le mois dernier, et lui, il a déjà atteint la barre des trente. Mais qu'est-ce que ça change ? L'amour ne se mesure pas en années, mais en moments, en souvenirs partagés. Et puis, il défie le temps. Son corps est une œuvre d'art sculptée par l'effort et la discipline, tout aussi tonique et vibrant que n'importe quel gars de vingt ans.

Et je réalise que l'âge, c'est juste un chiffre, une étiquette que la société essaie de coller sur nous. Ce qui compte vraiment, c'est cette alchimie, cette étincelle qui fait que tout le reste s'efface. Quand je suis avec lui, quand je me perds dans ces yeux qui ont vu plus de choses que les miens, je sais que j'ai trouvé quelque chose — quelqu'un — qui transcende toutes les barrières, tous les chiffres, toutes les attentes. Et ça, ça n'a pas de prix.

En outre, il va sans dire que sur le plan intime, il a un don incroyable. Il trouve toujours un moyen de m'apporter du plaisir. Peu importe où nous sommes, il comble tous mes désirs. Il me donne sans réserve et j'accueille son amour avec un enthousiasme débordant. Nous ne sortons ensemble que depuis onze mois, mais il a déjà pris une place cruciale dans ma vie.

En un temps remarquablement court, il a trouvé un chemin direct vers mon cœur. Il a touché mon corps, mon âme de façon indélébile. Il est devenu une partie de moi, une partie que je ne savais pas manquante jusqu'à ce qu'il la remplisse. Son amour est comme l'oxygène dont j'ai besoin pour respirer, l'eau dont j'ai besoin pour survivre.

Et je ne peux qu'espérer que je tiens une place aussi significative dans sa vie comme il en tient une dans la mienne. J'espère qu'il me voit comme je le vois lui - pas seulement comme un amant, mais comme un partenaire, un compagnon, un phare dans l'obscurité. Parce qu'il est tout cela pour moi et bien plus encore.

Je passe mes bras autour de sa nuque, collant mon corps au sien. Et puis je me perds dans le baiser, un baiser qui fait vaciller mon monde, qui me fait oublier où je suis, qui je suis. La chaleur envahit mon corps, des frissons parcourent ma peau, et mon cœur fait de véritables acrobaties dans ma poitrine.

Pourrait-il seulement comprendre à quel point je l'aime, malgré le peu de temps que nous avons passé ensemble comme époux ? Oui, vous avez bien entendu. Nous sommes mariés.

Trois mois seulement se sont écoulés depuis que nous avons prononcé nos vœux, mais chaque jour, chaque moment passé à ses côtés n'a fait que renforcer cet amour que je ressens pour lui. C'est un amour profond, puissant, un amour qui me consume et me remplit à la fois.

Sa main glisse entre nous, caressant mon désir éveillé qui se dresse pour lui. Un grognement de plaisir s'échappe de mes lèvres alors que je ferme les yeux, savourant cette sensation délicieuse qu'il évoque en moi.

Jamais je n'aurais pensé qu'un autre homme pourrait éveiller en moi un tel désir, un tel besoin, après Matt. Jamais je n'aurais pensé que mon cœur pourrait aimer de nouveau après lui. Pourtant, Tim est devenu le deuxième amour de ma vie, celui qui m'apporte une telle joie que je ferais n'importe quoi pour le garder près de moi.

Je l'aime. Et je ne cesserai jamais de l'aimer. Peu importe que Matt occupe encore une place dans mes pensées, peu importe qu'il ait encore un coin dans mon cœur. Tim y a trouvé sa place, tout aussi importante.

Et je donnerais ma vie pour lui, tout comme j'aurais donné ma vie pour Matt.

10 Octobre 2023 18:23 0 Rapport Incorporer Suivre l’histoire
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