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Julius Bestia


En France en 1981, un jeune écrivain ancien journaliste spécialiste des affaires criminelles, infiltre l'organisation criminelle qui terrorise l'hexagone du nom des Etalons Noirs.


Criminalité Déconseillé aux moins de 13 ans.

#policier #infiltration #criminel #organisation #mafia #inkspiredstory #etalonsnoirs #Crime
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Le Début D'un Récit

Passionné depuis tout petit par la littérature et l'écriture, Il y a dix ans, j'ai commencé à écrire des livres et à délaisser ma carrière de journaliste. Des livres divers et variés, des livres de tous genres en passant par le fantastique et le réalisme. Il ne s'agissait plus de faire quelques pages comme quand j'étais petit, l'écriture était devenue mon métier. Mais l'un de mes plus grands sujets qui me passionne et qui a forgé mon écriture n'est autre que le crime. Les romans policiers représentent les trois quarts de ma bibliothèque. J'étais écrivain à la limite d'être connu autrefois, aujourd'hui je ne suis plus rien, tout ça à cause d'un seul livre qui me faisait scintiller des yeux rien qu'à l'idée de l'écrire. Ce livre que vous lisez actuellement et ce dont pourquoi j'ai sacrifié ma carrière et mes autres ouvrages que j'ai dû retirer des ventes... Hors pour ce livre il ne s'agissait pas seulement de rester dans ma maison ou dans mon jardin à réfléchir d'une histoire de mafieux sortant de mon imagination et tapotant sur ma machine à écrire, j'avais envie de quelque chose de bien réel. Et quoi de mieux pour écrire un fait réel que de vivre pleinement ce fait... Et bien aujourd'hui je regrette amèrement... Mais cela a valu le coup pour mon livre. Ce livre, qui j'espère sera devenu best-seller, parce que sinon je vais avoir le plus grand dégoût de tous les temps au vu de ma situation aujourd'hui... Nous sommes en France, en 2002 le 25 août à l'heure où j'écris ces mots. Et je vais vous raconter ce qu'il s'est passé il y a dix-huit ans jour pour jour...Si j'écris ce livre très tard après ce qu'il s'est passé, c'est parce que ce qu'il s'est passé à eu un effet néfaste sur ma psychologie, j'ai eu besoin de très longues années pour enfin pouvoir tout raconter et sortir ces mots de mon esprit devenu sombre qui me torture... En quête d'un roman policier et plus particulièrement mafieux j'ai cherché comment m'immiscer dans une vie de criminel. Connaissez-vous les Étalons Noirs ? Quand on prononçait autrefois ces trois mots qui formaient l'identité de plusieurs hommes face à un français, celui-ci changeait radicalement de visage, si il souriait, il passait à un visage de quelqu'un qui a passé une mauvaise journée...Surtout quand il s'agissait d'un français de la région sud-central. Car bien qu'ils aient été implantés partout en France, c'était leur région d'activité principale. Les Étalons Noirs étaient une organisation criminelle, on pourrait même parler d'une organisation mafieuse. La mafia la plus influente de l'hexagone dans les années quatre-vingt. On ne connaissait jusqu'à présent que très peu de choses sur eux car ils agissaient dans l'ombre, dans l'ombre la plus totale mais tout en se faisant remarquer. La seule chose que je savais sur eux quand j'ai commencé mon enquête c'est qu'ils étaient surnommés les Chevaliers Modernes, sauf que personne n'arrivait à me dire pourquoi on les nommait ainsi... Voici donc le début de mon histoire. L'histoire d'un écrivain prenant part à une œuvre d'infiltration pour écrire un livre dix-huit plus tard sur ces personnes qui gouvernaient le mal et la criminalité en France, les Étalons Noirs...


Afin de m'aider pour cette aventure autant exaltante que définit par la folie, j'avais un ami au gouvernement et un autre dans la sécurité intérieure. Cependant je ne tiens pas à dévoiler leurs identités et afin de préserver celles-ci, je vais donc les appeler par des noms de code. Le Philosophus et l'Aigle. Le Philosophus était donc mon ami faisant partie du gouvernement, en référence au latin de « Philosophe », c'est lui le cerveau de l'opération, pendant plus de huit mois il m'a guidé. L'Aigle quant à lui m'a été utile avant mon infiltration. Ancien soldat et désormais membre d'une grande organisation de sécurité intérieure, l'Aigle m'a entraîné pendant des semaines dans différents domaines. Les arts martiaux pour l'art se battre. L'utilisation des armes à feu pour ma crédibilité. Mais aussi la négociation et le contrôle de soi, c'est un élément indispensable quand on veut faire semblant de faire partie de ces hommes de haut crime... Je l'ai nommé ainsi car l'aigle est un animal furtif, vaillant et fort, comme l'homme qui a forgé mon âme de mafieux fictif. Et c'est alors qu'après une dure journée d'entrainement, quand je suis rentré chez moi vers dix-sept heures, je reçu un appel du Philosophus sur téléphone du salon. Celui-ci me dit alors : « Mon cher ami, j'ai trouvé le moyen de te faire entrer dans la famille de crime Equus, celle qui dirige les Etalons Noirs ! Rejoins-moi dans mon bureau à l'hexagone Balard vers dix-huit heures. » Mes yeux commencèrent à se dilater, un petit sourire en coin apparaissait et je lui répondis « C'est parfait, j'arrive». Mais d'un coup je suis sorti de ma bulle et je suis revenu à la réalité en lui disant extrêmement abasourdi : « Attends quoi ?!! Le Balard ?! »Mais il raccrocha ...Je savais que mon ami a une haute fonction dans le gouvernement mais à aucun moment je me suis dit qu'il a un bureau qui lui ai attitré au ministère des armées... Je pris ma voiture et je fis route en direction de L'Hexagone Balard tout en me demandant comment je vais y entrer. Bien sûr ce que j'avais prédit arriva. En arrivant devant cet immense édifice gouvernemental je m'exclamai aux soldats que je venais voir un ami. Ils m'ont ri au nez et ont commencé à pointer leur arme sur moi en me disant de ne pas bouger et qu'on allait me fouiller. Heureusement, sauvé par le gong, mon ami le Philosophe arriva vers nous et il ordonna aux soldats de baisser la garde en leur disant « du calme, soldats, il est avec moi, voici le papier l'autorisant à rentrer dans le bâtiment. ». Puis il m'ébruita discrètement :


« -J'aurai dût te faire venir directement à la maison de monsieur De Duhamel.


-Qui est donc ce monsieur De Duhamel ? Répondis-je.


-Je vais te montrer »


Après avoir passé presque vingt minutes dans ces interminables labyrinthes d'escaliers et de couloirs, nous sommes donc arrivés dans son bureau, loin du large bureau administratif à l'américaine avec un grand mur vitré et des fauteuils en cuir de luxe. Son bureau est limite plus grand que ma salle de bain et il n'y a même pas de fenêtre...En revanche il possède un ordinateur d'une puissance nul égale à une autre, normal pour le quartier des états-majors. Le Philosophus a donc allumé son ordinateur et il imprima après plusieurs actions sur le clavier un papier qu'il me montra. Soudain je vis le profil d'un premier homme des Etalons Noirs. Pendant que je contemplai sa silhouette, Mon ami s'exprima sur lui comme un passionné d'histoire s'exprime sur l'Egypte antique dans un musée :


« Voici Antonio De Duhamel. Une légende parmi les Etalons Noirs. Mort en 1974 lors d'une fusillade contre dix hommes du RAID. On raconte qu'il était très proche de Pacifico Milici-Bellegarde, l'actuel parrain des parrains et le Don de la famille Equus. Leurs hiérarchie étant la même que celle des familles mafieuses les plus influentes des états unis, Antonio était le conseiller numéro un de Pacifico. Il était même sur les paroles du Don, le prétendant au pouvoir à la mort de celui-ci. »


Intéressé par l'histoire, je lui répondis alors :


« -Et que s'est-t-il passé exactement ?


-Le château des Lazard, la deuxième famille la plus puissante des Etalons Noirs fût découverte, le premier ministre a décidé d'y envoyer des membres du RAID. Antonio de Duhamel, qui le sût avec ses contacts, pris quelque hommes et alla en vitesse à la planque des Lazard pour leur dire de décamper, le Don Lazard ainsi que son conseiller et la majorité de leurs hommes ont pu s'en tirer. Mais alors qu'il resta seulement une dizaine d'hommes sur place et Antonio, les forces de l'ordre sont arrivées. Ils se sont livrés une petite guerre. De Duhamel est fort dans la fusillade. Sans son intervention, le gouvernement aurait mis fin à l'une des familles des Etalons Noirs. C'est la seule personne importante que l'on a pu descendre. Car depuis les Etalons Noirs se font discret en France, et commencent à converger leurs actions à l'international. Les choses que je t'ai dites sont aujourd'hui les seules informations qu'on a sur cette organisation criminelle si puissante aujourd'hui...


-Et donc à quoi va nous servir la maison D'Antonio ?


-Sa demeure a évidemment été fouillée de nombreuses fois par la scientifique, mais aucun papier ni aucun document permettant de remonter autre part n'a été trouvé... Et je suis persuadé qu'on est passé à côté de quelque chose... ».


On se rendit donc dans sa maison si situant en plein centre d'une ville d'environ neuf mille habitants. Ce qui commençait à m'arriver me suscita un grand engouement, ayant lu les plus célèbres numéros des aventures d'un célèbre détective privé, le fait de commencer à enquêter sur un lieu de crime m'émerveillait au plus haut point ! De plus l'habitat de monsieur De Duhamel était un endroit ou régnait une atmosphère lourde. Sa maison était totalement abandonnée. C'était une vielle maison des années cinquante. La tapisserie était déchirée de partout, le carrelage au sol s'enfonçait dans la roche des fondations remplies de poussières. Au hall d'entrée de la maison était présente une pièce avec de hauts plafonds et des colonnes italiennes. Au centre se trouvait une table en bois qui semblait être faite sur mesure. Dessus il y avait quelque bouteille de whiskey rongées par le temps. Je me demandais à voix haute pourquoi la maison de ce mafieux était dans cet état, et le Philosophus m'a répondu :


« Antonio de Duhamel n'a pas d'héritiers, nous l'avons abattu alors qu'il avait soixante et onze ans, mais il n'a jamais eu d'enfants... »


A l'instant présent, nous ne savions pas quoi chercher dans ces ruines. Mon ami pensait que des documents seraient la clé pour trouver l'antre de ces malfaiteurs. Munis de nos lampes torches dans ce noir effrayant, nous avons fouillé de fond en comble le bas lieu pendant des heures, ouvert tout placards ou armoires, retourné tous les lits et les canapés, regardé derrière chaque tableaux et cadres de photo. Fatigués, nous avons fait une petite pose. C'est alors quand je me suis assis sur une vielle chaise, que par un regard perçant, je vis quelque chose d'étrange. J'aperçus sur le mur de brique en face de moi la délimitation inhabituelle de six parpaings avec les rayons lumineux de ma torche. Sans rien dire, je me suis approché et avec un couteau suisse sorti de ma poche, j'ai commencé à gratter les joints. Le Philosophus se demandant ce que je fabriquais, s'est joint à ma petite trouvaille. Une fois le ciment en poudre enlevé du mur, nous avons retiré les blocs, derrière se trouvait un coffre-fort, noir et cabossé, comme si il avait vécu plusieurs tentatives de braquages. L'ami, étonné, regarda attentivement la chose et lâcha ces quelques mots : «C'était là depuis le début... ».


Après cela nous sommes repartis avec notre découverte et nous sommes retournés au ministère des armées. Quand on est descendu de la voiture une fois arrivés, le cerveau commençait déjà à marcher brillamment, il se dirigea vers l'une des cabines téléphoniques du parking et appela quelqu'un dont il lui ordonna :


« Identité numéro quinze tango, j'ai besoin d'une chambre de sécurité pour détonation de coffre à haute résistance dans l'ordre de l'affaire Etalon Noir ». Il raccrocha puis il me regarda et s'exprima à nouveau:


«Les protocoles de sécurité sont très présents en France, pas comme aux Etats Unis. Enfin bref allons-y, ah oui et, enlèves tout objet métallique, on va passer dans un détecteur ».


La détonation du coffre était un grand moment, jamais je ne vis une chose aussi puissante. Au départ nous avons essayé des méthodes moins dangereuses tel que la scie, mais le coffre était trop résistent, nous sommes donc passés à une nouvelle méthode, la dynamite... Au bout de trois explosions le coffre s'est enfin ouvert, nous nous sommes empressés d'aller découvrir son contenu...Il y avait beaucoup de documents, des papiers dont les sujets étaient variés, cela pouvait parler d'un simple rendez-vous chez le docteur, à un contrat de mise à prix sur la tête d'un homme ou encore des ordres de livraisons d'armes par bateaux et avions... Certains documents étaient même très vieux et ressemblaient à du parchemin. Il y avait également une photo d'un manoir, probablement l'un des repères des Etalons Noirs... Et entre ces feuilles se trouvait une boite, une boite en bois décorée avec de l'or et de l'argent...Quelle fut la surprise quand on a vu ce qu'il y avait à l'intérieur, une belle montre à gousset argentée et cuivrée posée sur du velours rouge de qualité.


C'est alors quand je contemplais la montre posée sur son velours rouge d'exception, qu'une femme vint vers Le Philosophus pour lui parler et lui apporta un dossier. D'un coup il me regarda et me montra une carte d'identité avec mon effigie collé dessus en me disant : «Bienvenu en France Maximilien de Duhamel, présentement trente-huit ans et fils du criminel de légende Antonio de Duhamel, ancien membre des Etalons Noirs, ton père t'as abandonné dans un orphelinat en Belgique et tu as décidé de reprendre la vie de celui-ci dont il aura fallu plus de quinze ans pour retrouver sa trace... Que tu sois volontaire pour infiltrer ces brigands est une très bonne chose, car tu vois...Je n'ai plus vraiment confiance en la justice, j'ai l'impression que depuis 1974, les hommes des Etalons Noirs ont corrompu une major partie des gendarmes, policiers, des soldats et même des magistrats... »


En un rien de temps, j'ai compris une chose, il ne s'agissait plus seulement d'un simple livre. J'allais à partir de ce jour mettre ma vie en péril en intégrant cette organisation. Mais l'idée de découvrir plus de choses sur ces hommes me tourmentait, et c'est comme si mon esprit me poussait à le faire. Cependant il me restait encore beaucoup à faire dans mon entrainement, un travail sur la résistance à la douleur notamment. Mais je n'avais aucune difficulté à réussir les exercices que me faisait faire l'Aigle, car avant de devenir journaliste local et écrivain, ma vie était dédiée à l'académie militaire qui avait fait une campagne de recrutement pour jeunes soldats fin 1945.


Les jours passèrent...Le calendrier avançait et les cases se grisaient jusqu'au véritable jour, le jour de mon départ. Un mois après avoir récupéré ma fausse carte d'identité, j'étais enfin prêt. Comme conseillé par mon ami, je n'ai vu personne pendant cette période, confiné dans mon chez moi à compter les heures afin d'éviter tout erreur. Et quand l'heure sonna, mes valises étaient prêtes. Dans une valise des vêtements, dans l'autre d'autres affaires ainsi que les documents et la montre qui étaient dans le coffre-fort d'Antonio, mais cette valise contenait un double fond afin d'y cacher les notes que j'allais rédiger pendant ces longs mois passés avec eux. Afin de faire bonne impression, j'avais également un costume brun fait sur mesure et une petite rose blanche accrochée dessus. Le blanc, symbole de la paix... A l'avant de ma voiture se trouvait la photo du château des Equus ainsi que plusieurs cartes. Au dos de cette photo se trouvait l'adresse de ce domaine. Je pris le temps de regarder ma maison une dernière fois avant de démarrer...Et en à peine un quart d'heure j'avais déjà quitté la zone péri-urbaine de Paris. Le voyage était très long...Tout d'abord je passais dans les interminables autoroutes. Cela me faisait quand même plaisir car jamais je ne pris le temps de voyager et de partir en vacances...Puis il a fallu que je quitte l'autoroute car celle-ci, n'étant pas achevée en 1981, s'arrêtait subitement. J'ai dû continuer mon trajet sur les petites routes, et cette fois le temps passait encore moins vite. Jusqu'à ce que je me fasse contrôler par un policier suite à un accident entre deux véhicules trois-cents mètres plus loin. Quand celui-ci me demanda mon papier d'identité j'hésitais, est ce que je dévoilais à ce policier ma véritable identité, ou alors je jouais le jeu jusqu'au bout et je lui montrais ma fausse identité... J'ai préféré lui montrer ma vraie carte car il avait l'air gentil. Et je repris la route... Plus je roulais moins je voyais de civilisations, il y avait de moins en moins de routes, de moins en moins de passants...Et les routes bitumés s'estompaient peu à peu et devenaient des routes de gravier voir même de terre. Je venais d'entrer dans une région de France peu développée, dont je pensais très certainement remplie de petits villages et de champs à perte de vue, et je ne m'étais pas trompé. Je traversais donc ces champs par des routes devenues maintenant boueuses...Soudain la route s'arrêta net, et j'ai remarqué à droite de celle-ci un vieux panneau, dessus était marqué « Commune de Saint-Phénix », mais il n'y avait pas que ça, j'avais également remarqué des trous qui, après m'être approché, semblaient plus ressembler à des impacts de balle...A ce moment-là j'ai compris que j'étais dans la bonne direction, je pris donc la route inexistante que m'indiquait ce panneau jusqu'à tomber sur un village. Cette bourgade était des plus miteuses. Les quelques maisons que je croisais étaient faites en vielle pierre qui je suppose datait de plus de quatre-vingt ans...Certaines n'avaient même plus de fenêtre et avaient simplement un vieux cadre en bois. Les quelques villageois que je voyais me donnaient l'impression que je n'étais pas le bienvenu ici...Quand je me suis arrêté pour demander à l'un de ces habitants si il savait ou se trouvait un château, celui-ci m'a ignoré de peur et a continué sa route...Le seul endroit du village dont j'ai croisé la route et qui me paraissait normal était un petit restaurant du nom de « Destrier Du Fleuve », c'était visiblement la seule bâtisse à avoir de l'électricité... Ce village était limite mort, figé dans le temps par la vieillesse...Si il y avait donc un seul lieu où je pouvais demander ou se situait ce domaine c'était bien dans cette auberge. A l'intérieur la décoration était toute somme classique, des tables et des chaises poussiéreuses en bois et un comptoir, à l'étage se trouvaient des chambres d'hôte. Cependant quand je regardais la décoration au mur, un tableau en particulier m'a frappé à l'œil, il s'agissait d'une vielle photo de plusieurs hommes, et derrière ces hommes se trouvait un château, le même château de la photo d'Antonio. J'ai donc demandé à l'aubergiste ou je pouvais trouver cet endroit. Surpris il me demanda : « Vous êtes sûr de vouloir vous aventurer là-bas mon cher ? Rebroussez chemin cela ne vaut pas le coup, à moins que vous ayez une bonne raison d'y aller, auquel cas vous risquez de finir dans un faussé ». Soudain vint en moi une phrase que je lui ai répondu avec une voix différente de la mienne et dont j'avais l'impression que cela ne venait pas de moi : « Une sombre histoire de famille ». Mon jeu de rôle avait bien marché car il avait compris et m'indiqua donc mon itinéraire. Après avoir parcouru ce village entre les vieilles maisons et les murs en ruine, je suis arrivé devant une immense allée dont le début était encadré par deux colonnes de pierre sur lesquelles il y a avait un cheval qui cabre en marbre blanc usé. Cette allée était large et longue, je ne voyais pas ce qu'il y avait au bout mais je me doutais déjà qu'il s'agissait du château. J'ai continué à rouler pendant quelques mètres avec la voiture avant de l'arrêter et de continuer à pied. C'était un très beau sentier avec des arbres dont les feuilles oranges de l'automne tombaient tout le long... Mais ce cadre apaisant ne m'empêchait pas d'avoir de plus en plus peur au fur et à mesure que j'avançais... Pourtant il n'aura fallu qu'un d'un seul son pour atténuer ma peur, dans le silence du vent et des feuilles qui volaient, j'entendis un petit écureuil, me demandant d'où il venait j'ai regardé de tous les côtés...Et je le vis, là dans un arbre à gauche du sentier, il était debout dans un trou du tronc. Je me suis approché, étrangement il n'a pas eu peur, il m'a même regardé dans les yeux quand je me trouvais à quelques centimètres de lui...En le voyant je me suis senti apaisé, mais d'un coup j'entendis quelque chose de terrible, un pistolet que quelqu'un avait chargé dans mon dos...Je me suis retourné et je vis un homme, habillé d'un costume blanc élégant avec une rose noire sur la poitrine gauche, il visait maintenant mon visage... Puis je senti un autre canon s'approcher de moi par la droite...Il y avait maintenant un deuxième humain habillé de la même façon que le premier qui s'exclama avec violence et d'une grande froideur : «Qui êtes-vous et comment avez-vous trouvé cet endroit ? Ce manoir n'est indiqué nulle-part. »

Je venais de prendre place dans mon premier face à face avec des soldats des Etalons Noirs, heureusement, cela sera la seule fois où je me retrouverais du mauvais côté de leurs revolvers...Enfin peut-être pas...



10 Mars 2022 10:32:33 0 Rapport Incorporer Suivre l’histoire
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