zeddy Zeddy Christopher

Orphée, pays-continent et première puissance magique du monde vit paisiblement sous la tutelle du charismatique roi Nosférus Célestar Black et de son gouvernariat. Tout allait donc pour le mieux jusqu'au jour où, les Dragons, êtres immortels et tout-puissants, sont libérés de leur prison éternelle. Ivre de vengeance, ceux-ci projettent de réduire le pays en cendre. Malgré sa puissance, Orphée survivra t'elle à un affrontement avec les dieux-dragons ? Et surtout, quel peut bien être le rôle de Julius Montgomery Pines, directeur de la renommée académie, de mage, Goldstone dans toute cette histoire ? Pénétrer l'univers fantastique et mystérieux de la Source à travers ce premier tome. *Les publications se feront deux fois par semaine.


Fantaisie Épique Tout public.

#Magie #sorcellerie
0
614 VUES
En cours - Nouveau chapitre Every week
temps de lecture
AA Partager

Prologue

La nuit était enfin, entièrement tombé sur la vallée, j'avais dû attendre plus de quatre heures de temps avant qu'il n'y ait plus personne dans les rues. La brise était légère mais glacial; l'on était en pleine saison froide après tout. Je sentais l'agie vent dans mes cheveux, malgré la capuche de mon pardessus. L'odeur de la nature sauvage me revigorait profondément. On était bien loin de mon environnement habituel.


Je m'avançais silencieusement dans l'ancienne capitale d'Orphée maintenant délaissé au profit de Maria. Comme là-bas, tout était construit de façon à rappeler la petitesse de nos personnes ; mis à part le petit manque de soin qui se remarquait les structures étaient toujours aussi grandioses. J'atteignais enfin le cimetière de Crimson Peak, je notais qu'à plusieurs endroits dans les alentours de celui-ci la terre était devenu stérile et portait des signes de brûlures importantes; je supposais sans conviction que celà devait être dû à de violents coups de foudre sans forcément faire le lien pourtant évident avec la raison de ma venue sur ces lieux.


La nature avait reprit ses droits depuis un bon moment par ici, la végétation était on ne peut plus luxuriante, le feuillage des plantes et arbustes touffus. On aurait dit une balade nocturne dans un jardin public. Dans le silence, je pus même entendre les croassements de bavettes violettes affamées au loin - d'espèce d'énorme crapaud blanc tacheté de furoncles violets - ; il devait y avoir une source d'eau douce pas loin de là, raison de leurs présences en ces lieux.


Certaines tombes n'étaient presque plus visibles à cause de la croissance de fougères en tout genre. En évitant soigneusement les roses hurlantes, - des plantes concassées d'un rouge vif ardent et dont les bruissements ressemblaient énormément à des gémissements humains -, les rosalias épineuses - une variété de rose parsemés d'épines longues de plus de trois centimètres - et les rachidis pourpres - plantes parasites de couleur pourpre s'accrochant à tout types d'être vivants et ne le lâchant qu'une fois mort -, mon avancée restait néanmoins assez fluides. Le paysage ne se renouvelait que très peu, en même temps, j'étais dans un cimetière je ne pouvais m'attendre à voir autre chose que des tombes. Les branches des arbres autour se mouvaient bruyamment tandis que les feuilles mortes, sous mes pas craquaient inlassablement.


Je cheminais enfin vers le centre du cimetière, c'est là que je devais trouver la Stèle d'après les indications laissé par mon père dans ses notes. Inconsciemment, je posais la main sur la forme du carnet dans ma poche. Tout d'un coup, le silence devint suspect. Je n'entendais plus ni les bavettes, ni les roses hurlantes. Seul le vent continuait son œuvre. Je pressentais d'or et déjà le danger se rapprocher.


Cependant, j'avais beau chercher du regard je ne vis absolument rien, alors je dû bien continuer ma course, traversant un regroupement de six tombes formant un parallélogramme, surpris je m'en approchais pour lire en caractère elfique : '' Parce que jamais des frères ne devraient être séparés. "Je n'avais fait que quelques mètres depuis cet instant que je vis une énorme corne tortueuse dépasser des hautes herbes sur ma gauche. Je l'observait caché dans la pénombre. Ses yeux bleus sombres me fixaient, statiques et menaçants. J'évaluais la distance entre nous quand soudain, j'entendis pour la première fois son cri : guttural, vulgaire et sournois.

La seconde d'après, une licorne sortit de l'ombre. Son poil était hérissé, sa couleur brune obscure. Sa langue pendait hors de sa bouche découvrant sa dentition bordélique et tranchante.


Les licornes - animaux assez solitaires - étaient incorrectement représentés comme étant dociles, magnifiques et amicaux alors qu'en vérité, il s'agissait de redoutables carnassiers.

Bien que visible, le poil lisse et la corne droite la plus part du temps; il suffisait que la faim les tenaille pour qu'ils se métamorphosent du tout au tout.


Ses autres compères ne traînèrent pas a se montrer eux aussi. Deux aux poils bruns et l'un d'un blanc immaculé, me cernant de tout les côtés. Tous aussi menaçant. Les licornes chassent par groupe de quatre ou de trois. Je m'attardais à la contemplation de la licorne blanche qui elle, malgré sa métamorphose n'avait rien perdu de sa splendeur.


Ne voulant pas attiré l'attention, je portais quatre entraves de façon à réguler ma magie beaucoup trop spéciale pour passer inaperçu ici.

Cela me fit sourire, à l'instant actuel je n'avais aucun accès à ma propre magie qui pourtant était bel et bien présente.


Les bêtes se rapprochaient pas à pas sans jamais se presser comme déjà certaines du festin qui leur était promis. Elles avaient le sang a l'œil et la faim au ventre. Elles s'immaginaient sûrement déjà se battant violemment entre elles pour déterminer qui aurait les meilleurs morceaux, puis déchirant et au final avalant les frais lambeaux de chair crus.


Vu la situation, je prie le risque de me faire remarquer, je n'avais pas vraiment d'autres choix notez-le, je retirais donc une de mes entraves : la chevalière en fer blanc sur mon index gauche. Je sentis immédiatement le flot d'énergie pure parcourir mon corps, doux et fortifiant.


Me revint alors en tête, l'un des cours de premier grade : L'exercice de Nuremberg : celui ci consistait simplement à faire jaillir d'un seul coup hors de nous toute l'énergie que nous aurions au préalable concentrée. Elle se présentait alors comme une sphère plus ou moins large selon la quantité pouvant être produite par chacun. Ensuite, il nous suffisait de la réintégrer tout simplement. Cet exercice servait aux professeurs en leur indiquant les élèves ayant des facultés au dessus de la norme. Par exemple, plus la sphère était grande plus la capacité de stockage d'énergie de l'étudiant était grande. La couleur des différentes particules aussi rentrait en ligne de compte.

Néanmoins, en quatrième grade cet exercice servait à nouveau. Et cette fois, pas seulement pour donner des indications quelconques mais elle devenait une technique offensive d'urgence : le sort explosium.


Les licornes avançaient d'un pas beaucoup plus rapide maintenant. J'étendis les bras. Ma sphère apparue : bleu avec des reflets rouges, blancs et noirs. La taille et les couleurs vives émises par celle-ci, éffrayèrent grandement les bêtes qui s'immobilisèrent un instant. Je refermais mes bras, joignait mes mains. Ma sphère disparu.

Je murmurais explosium. La magie jailli de moi et balaya tout sur son passage sur a peu près une trentaine de mètres. Les plantes, les pierres tombales et même les rongeurs innocents occupé à tranquillement grignoter du macchabée.

Quelques secondes plus tard, les cadavres inanimés des quatre licornes gisaient sur le sol a plusieurs mètres de moi complètement calcinés. Quelq'un finirait bien par constater les dégâts que j'avais créer ici pensais-je mais je serais beaucoup trop loin pour qu'on puisse me retrouver ou même simplement m'identifier.


Je continuai ma route et fini par faire face à une grande stèle avec des inscriptions écrites en ancien érudéin. Elle portait aussi gravé, au dessus du texte, un tout petit symbole que je ne connaissais que trop bien : un oiseau agonisant sous l'effet d'une flamme doré : s'était les armoiries Goldflames.


Le sceau était bien présent. Un sextuple cercle scélier avec dix-huit mini cercles de transcription, quatre verrous psychiques, des fluctuations énergétiques et un sceau principal doublement renversé.

Un véritable chef d'oeuvre, mon père avait fait fort sur ce coup là. Une prison qui se servait de l'énergie de ses hôtes pour s'auto-alimenter. Impossible de s'en sortir. En tout cas de l'intérieur.


Je retirais doucement le reste de mes entraves, posais la main sur le motif au centre dont la traduction littérale résumé était : '' Nul ne pourra jamais en sortir ''. Je ricanais de bon coeur. N'était ce pas excessivement présomptueux de sa part que de penser son œuvre inviolable ? Mais s'était typique de lui, toujours se penser au dessus du commun des mortels.

Je générais pour commencer, l'exact opposé du sceau principal doublement renversé : son contre-sceau. Les deux sceaux se contrèrent mutuellement puis disparurent dans un éclatant défilé de couleur. Ce n'est absolument pas discret, me dis-je.


Observant attentivement les verrous psychiques, je choisis deux points, plaçait mes mains contre et d'un coup libérant toute l'énergie que j'avais en stock. Les inscriptions restantes se chargèrent de magie, brillèrent d'un éclat flamboyants tout en se détachant de la pierre puis partirent doucement en fumée. La Stèle se fissura en deux.

Je pus pendant l'espace d'un instant entendre les cris de stupéfaction des détenus. Même conscient qu'ils ne pourraient sortir avant la destruction totale de la stèle, je tournais immédiatement les talons et m'éloignais du cimetière.


La première phase était terminée. Léto avait une fois de plus eu raison. J'étais bien meilleur scélier que lui. L'oeuvre de sa vie et il ne m'avait fallu que cinq minutes pour la réduire en miettes.


Une fois hors du cimetière, j'entendis la stèle se briser complètement. Je souris. Les Dragons étaient désormais libres. Mon rêve se rapprochait. C'est donc un grand sourire au lèvre que je pris le chemin de retour.



26 Novembre 2021 22:41:47 0 Rapport Incorporer Suivre l’histoire
0
Lire le chapitre suivant La Stèle Brisée

Commentez quelque chose

Publier!
Il n’y a aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à donner votre avis!
~

Comment se passe votre lecture?

Il reste encore 5 chapitres restants de cette histoire.
Pour continuer votre lecture, veuillez vous connecter ou créer un compte. Gratuit!