Histoire courte
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L’épopée de Djougan

J’aime à dire que le temps est beau, que la vie est belle juste pour pouvoir l’embellir une fois de plus. Je me dis souvent que le plus cadeau que la vie puisse nous donner c’est un rêve. Ça a commencé avec l’un d’entre nous, jusqu’à présent je n’arrive pas à croire que c’était moi qui ai déclenché l’horloge de la salle. C’était un grand matin, vers les 8h, nous étions tous là à attendre notre avenir. On était tous prêts à le dessiner sur un bout de papier, qu’importe qu’on ne savait pas ce qu’on faisait vraiment. On était tous là, Izaak et moi étions les plus révoltés de tous, on avait rat le bol de s’asseoir et d’attendre la mort, on avait dit «assez» et qu’on ne laisserait plus personne voler ou violer nos droits. Mais on n’a jamais voulu que cela se finisse ainsi; dans tous les comtes de fées et dans la plupart des romans on a toujours vus que la fin était heureuse, et maintenant, nous, nous ne savions plus où on en était. On ne savait pas si c’était la fin, on ne savait non plussi ça allait être heureux ou non, on savait tout simplement qu’on avait mit brusquement fin aux examens du baccalauréat et que nousavions déchirées nos feuilles de contrôleautant que celui des autres, et ceux qui refusaient on les les prenaient de force. C’était comme un appel de l’intérieur qui nous disait qu’après avoir déchiré vos feuilles d’examens, les autres devraient en faire d’autant. Après tout c’est la masse qui possède vraiment le pouvoir non la minorité.

Je me rappelle de cela comme ci c’était hier, comme ci je m’étais endormi et que je faisais le même rêve, et à chaque fois je me rappelle cette leçon: «On ne se bat pas pour les lâches, un jour ils vont sûrement vos abandonner à l’ennemi». Je ne parle pas d’Izaak ni de Billy, il ont toujours été là pour moi. Et jusqu’à ce jour Kiki, Karla et Michel ne m’avaient jamais trahi ni abandonné, je les faisaient confiance sur ce point là. Billy tout comme Izaak, en dépit de tout , eux, m’ont toujours restés fidèles, ce sont pour moi eux mes vrais amis. Et à ce moment-là même ma petite amie Missouri m’a abandonné à mon sort, et je la comprends j’ai mis son avenir sur un grand doute et elle a même faillit y laisser la vie. Ce matin là, elle a perdu connaissance à cause du choc des élèves quand ils pénétraient les salles d’examens, ils rabotaient tout sur leur passage qui contenaient des feuilles d’examens. C’était un spectacle de jamais vu à Tigwav, six centre d’examens mises à sac au cours de la période du grand baccalauréat, et tout cela se passait pendant que moi dans mon sommeil je rêvais déjà d’une autre feuille d’examen qui saurait équilibrer l’injustice du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle( MENFP) qui voulait satisfaire les attentes de ses patrons étrangers. Ne gardez pas cet air surpris, vous savez tous que depuis un certain temps Haiti n’est plus dirigé par des haïtiens, depuis après Duvalier on ne sait plus où on en est. Et à ce moment là le Canada et la France avaient demandé au ministère de faire en sorte que les élèves ne s’intéressent pas seulement aux sciences de la vie et de la Terre pour qu’il y ait équilibre entre les filières car beaucoup trop de gens on choisitle SVT: Science de la vie et de la Terre. Et le vieux ministère n’a pas trouvé mieux que de nous donner des examens hors programme pour insister les élèves de l’année académique suivante de choisir le SVT.

Depuis mon enfance j’ai toujours su au fond de moi que l’indépendance que Desalin a donné vie est mort avec lui… J’ai toujours su au fond de moi que les livres d’histoires d’Haiti du F.I.C sont des livres bon au bûcher, et que par ailleurs personne connaît l’histoire d’un peuple que ce peuple lui-même, pourtant on dirait qu’ici ils n’ont jamais le culot de le savoir car ils ont osé transcrit le discours que Boukman avait prononcé pendant la réunion secrète dans les bois Kay Inan alors que c’était une réunion secrète réservée un cadre restreint. Mais la vérité, nous le savons tous, nous devons réécrire l’histoire tant sur le plan national qu’international. Avec ce que le FIC a fait en Haïti avec notre histoire, on dirait même que tous les frères de l’église étaient là à entendre le grand Ogou parler aux Lwas et qu’ils ont koter tous ce qui était dit…

J’aurais besoin d’une plume plus grande pour continuer cette histoire, j’avais déjà la liberté au cœur malgré que la révolution n’avait pas encore éclatée à Tigwav, il venait tout juste d’arriver dans les salles. Les superviseurs qui tendaient vainement de nous persuader de lâcher prise alors qu’ils savaient très bien quelle injustice à été opérée sur nous les pauvres malheureux qui ont eu pour péché le choix du grand SVT. Ceci dit, la politique du ministère était simple, donner aux titulaires du SMP des examens plus faciles que possible et nous c’était de nous donner des examens hors-programme. Ils savaient bien ce qu’ils faisaient, ces vieux rats du système ont mangé assez de fromage, ils oublient tous que nous aussi on a besoin de beurrer notre pain.

Pour nous honorer ironiquement d’avoir embrassé la vie et la Terre on a ajouté deux chapitres aux examens de biologie et de géologie mais les SMP, ceux que j’appelle les chouchous du baccalauréat 2020 n’avaient pour obligation que rédiger un de ces deux examens et maintenant la biologie paraissait leur devenir un point cash, sans retirer sans mettre. Ils avaient même l’audace de nous rire lorsqu’ils les ont donné le même examen de physique que nous qui n’avait rien de difficile même pour un SVT, encore un point cash sans retirer sans mettre. Jusqu’à présent nous n’étions que des enfants, c’est au troisième jour qu’on a su qu’on devrait grandir après l’examen de mathématiques qu’ils nous ont livré comme un cheval de Troie…

Et je vous l’assure ce qui m’intriguait le plus avant que l’horloge ne sonne c’est que notre examen était celui du SMP, et ceci a provoqué ma rage et c’est cette rage qui a déclenché l’horloge. Un seul hurlement et un seul regard sur la feuille de contrôle a suffit à ma voix pour que tout le lycée entendent la politique du ministère de l’éducation nationale au détriment des élèves de la filière SVT. Du coup, les élèves ont commencé à se révolter contre l’infâme politique que le ministère nous adressaient.

Il est maintenant 9h, la révolution vient tous juste de s’éclater, le premier élève à se plaindre ouvertement de la qualité de l’examen c’était moi. Coléreux que je suis, j’ai préféré sortir de la classe avec toutes mes émotions qui m’étranglaient de la tête jusqu’au pieds, je ne savais quoi faire pour arranger la situation chaotique du dernier examen de mathématiques, on nous avait demandé de rédiger les dizaines d’exercices et de les recopier intégralement sur la feuille de mise au net en seulement 2h30mn. C’était un joli piège, on pourrait le traverser mais le temps nous manquait. Pendant que j’étais dehors, des amis sont venus m’aider à contrôler les émotions qui me tuaient de vie, on a parlé aux surveillants, aux superviseurs et on a même adressé un représentant du ministère mais sans aucune réponse favorable à nous les élèves.

C’est à ce moment que moi, Izaak et Billy ont commencé à nous révolter en remarquant la rance que le ministère nous a envoyé et qu’elle ne vaut même pas la peine d’être rédigée. De l’autre côté du mur, il n’a pas fallu pas plus de sept minutes pour que tout le lycée et l’école nationale qui était dans le même lieu sombre entrent dans l’anarchie violente de la révolte. Néanmoins cette révolte était légitime dans la mesure où on ne faisait que défendre nos droits, ce qui n’était pas légitime ou même légal c’est le changement des programmes opérés par le ministère au niveau des examens du baccalauréat. «Quand on est une personne il faut savoir avoir une parole, savoir que oui c’est oui et non c’est non» c’est que me disait toujours mon père. Je ne sais pas si après ce qui se passe avec les examens il est toujours fier de moi ou même si il l’a été, je sais juste que j’ai des droits et que je dois les défendre sinon pourquoi faire les lois si on ne les respecte pas? Pourquoi signer un contrat si on ne croit pas pouvoir remplir ses conditions? Encore je ne sais pas ce qu’il va penser de moi en me voyant à la tête de la bande de révoltés…

Il faisait encore 9h quand nous décidions de quitter l’établissement du lycée, ce déplacement avait pour objectif deux raisons: la première libérer les autres établissements à la révolte baccalauréennes,, et la deuxième faire voir à la communauté l’infâme injustice que le ministère nous a fait. Après tout si on ne les avait pas libérés des examens peut-être que notre parole ne ferait pas effet. À ce moment Billy était le plus enthousiasmé de tous, il se faisait plus que moi chef de bande, il allait d’établissement en établissement et à chaque fois il tenait en son regard qui faisait encore vivre la justice. Du lycée jusqu’à la route Nationale, on a fait le tour de la ville en passant par la ruelle qui se trouve en face de La Cour Des Grands pour libérer l’établissement Paul Lochard de la mascarade baccalauréenne, ensuite c’est par la route La Hatte qu’on a continué notre marche justicière pour atteindre l’établissement Nouveau Monde qui se faisait tout beau dans la rue de Chemin Lafond. On est venus on arrêté la continuation des examens et à chaque établissement libéré des élèves nous rejoignaient et la foule devenait de plus en plus grande, mais notre marche ne faisait encore que commencer. Un halte là et on se retrouverait à nouveau sur la route La Hatte pour poursuivre notre quête, ça ne faisait qu’une trentaine de minutes que l’horloge a sonné et toute la ville était au courant de l’épopée et durant des mois on parlait encore de «Djougan elèv ki te kraze egzamen bakaloreyaan»: Djougan l’élève qui a mit fin aux examens de baccalauréat. Je n’étais qu’un enfant qui ne rêvais de justice dans un pays où même les juges qui détiennent la justice demandent justice, j’étais fou de penser que j’étais à ma place mais après tout c’est mon pays, ce sont mes droits. J’ai continué à la tête de la foule sur toute la route La Hatte en passant par la rue Bijou et la rue Saint-Paul pour atteindre la rue Desalin où se cachait encore deux autres établissements qui faisaient leur examens au plus grand calme car ils étaient majoritairement SMP et qui dit SMP pour les examens 2019-2020 dit aussi avantages accordés par le ministère de l’éducation nationale et de formation professionnelle. Malgré leur vaines résistances on a réussi à tous les libérer, on a libéré tout les établissements de la ville, on comptait même atteindre Grangwav(Grand-Gôave) mais on a décidé de faire passer le message à travers notre ville et qu’on ne peut pas sauver celui qui ne veut pas être sauvé.

La foule devenait de plus en plus immense et le lien indéfectible qui nous unissait moi et Izaak devenait de plus en plus ténu et la foule grandissait, à chaque pas elle grandissait toujours et encore. À un moment donné je ne voyais plus Izaak, il s’est fait évincé dans la foule maintenant il ne reste plus que moi et Ismael l’un des pionniers de la salle 47(là ou a débuté la révolution), on était que deux à commander et diriger la vaste foule affamée de justice. Izaak lui était déjà loin dans la foule à se disputer des coups de poings avec Tiga un élève du collège Nouveau Monde, de coups de poing en coups de poings la dispute prenait une autre tournure. À ce moment la foule était déjà loin, Izaak se précipita sur les cailloux qui trouvaient par terre et Tiga fait de même. Du coup la petite dispute se transformait peu à peu en bataille de pierre, les gens sui passaient tenta de les arrêter mais sans espoir possible, la bataille se faisa dans les rues de Tigwav, Izaak et Tiga ils étaient comme deux guerriers programmés à s’entretuer. À chaque fois que Tiga lança une pierre Izaak l’esquiva de justesse et c’était ainsi pour l’autre, ça faisait dix minutes qu’ils se lançaient le mal dans des pierres avec une âme de guerrier et soudain une roche traversa les recoins du crâne de Tiga et le pauvre guerrier commença à giser du sang partout, sa tête prise par l’assaut était complètement rouge, et d’un coup son âme de guerrier se transforma en petit garçon et les cris qu’ils poussaient attira l’attention des gens du coin qui m’emmenaient à l’hôpital. Bien que sa blessure vacillait entre égratignure et blessure le sang découlant de sa tête n’avait pas encore dit son dernier mot lui mais encore continua à crier les dieux: «O Bondye pou di se jodi m ap mouri! Manman Mari eske pitit ou ap pèdi batay sa vre manman cheri?». Mais arrivé à l’hôpital les médecins prena soins de lui et il redevenait guerrier après quelques jours.

Pendant que Tiga pleurait ce que lui a fait Izaak, moi et l’armée justicière marchait déjà sur la route Nationale #2, nos revendications à la main il n’y avait pas plis fier que moi quand je déposait mes pieds à quelques centimètres du magasin de mon père et que nos yeux tombaient les uns dans les autres et que d’un air fâché il me regarda mais cela ne m’a pas arrêté à mon but, je voulais par-dessus tout justice et qu’importe ce qu’il devrait en payer moi j’étais prêt.

D’un air guerrier, avec un visage mécontent de fierté je courrais derrière la justice, aveugle j’étais mais qu’importe je me disais que j’aurais ce que je voulais quoi qu’il advienne. À ce moment toute la ville était déjà au courant de l’épopée, la radio Préférence se tenait en «Penpan» devant la foule pour faire le reportage de l’activité, et le journaliste Mathieu avait fait de son mieux pour divulguer les photos et les reportages qu’il a pris durant l’épopée. Malgré que la diffusion a été bonne le MENFP(ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle) n’a jamais été au courant officiellement de la situation du baccalauréat de Tigwav, tout les représentants et tout les superviseurs et coordonateurs de la région ont fait museau sur cette histoire dans le but selon eux de nous punir. Une punition qui ne serait rester sans réaction de la part des Louis Jean Beaugé car on les avait déjà mis au courant que si les examens de mathématiques ne se refaisaient pas l’école ne pourrait pas fonctionner dans ma ville et les nouvelles années académiques seraient continuellement tourmentées jusqu’à ce que justice soit faite et qu’importe qu’on aille en prison on s’était dit que si on devenait bandits c’est l’État qui nous aurait façonné de tel. C’était devenu au fil des semaines notre devise, le ministère n’était jusqu’à présent pas au courant de la situation, parents et enfants commençaient à prendre panique du silence infernal de celui-ci mais se doutaient tous que c’était le complot professoral qui faisait aussi bien son ouvre. Semaines après semaines ça a été ainsi, et des rumeurs de menaces commençaient à parcourir les recoins de Tigwav, ils visaient tous Djougan. Pauvre Djougan, il ne faisait que demander ce qu’on lui refusait. Dans la ville le silence devenait de plus en plus accablant et les avenirs des enfants de plus en plus douteux car les résultats nationaux étaient à semaines prêts de sortir à jour. Ce n’est que par l’amabilité d’un professeur nommé Jorel que le ministère a su avoir vent des troubles qui se sont disputés aux différents établissements de Tigwav durant le baccalauréat. En apprenant la nouvelle, les membres du MENFP ne furent pas joyeux, ils étaient même brûlés de mécontentement et voulaient déjà faire une croix symbolique sur ce drame en éliminant grandiosement les précurseurs et les acteurs de cet acte de vagabondage selon eux. Mais l’affaire n’a pas été assez simple et les menaces livrées par les chefs de la révolution ont été bien et assez claire: «Si les examens de mathématiques n’étaient pas refaites et ceci en bonnes normes, l’école ne pourrait pas fonctionner l’année académique qui suivra». C’était un message des plus effronté et des plus révolutionnaire, le MENFP se trouvait pieds et poings liés par des petits garnements Louis Jean Beaugéens qui n’acceptaient et n’appréciaient pas les actes posés par le MENFP à l’égard de la filière SVT. C’était du jamais vu, personne ne savait quoi faire, personne ne savait ce que le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle allait faire, entre éliminer les élèves qui ont débouchés cette situation et risquer encore une révolte ou même la naissance de bandits qui étaient déjà nombreux dans le pays ou faire la paix en donnant aux élèves ce qu’ils demandaient. L’issue paraissait sombre et le pays était déjà attaqué par une crise politique depuis que le secteur démocratique populaire s’est fait pour mission de destituer le président Jovenel Moïse sur le pouvoir exécutif du pays, alors une crise de plus ne favoriserait pas la situation du gouvernement en place. Donc, ils ont conclut de donner une réponse acceptable à cet acte dans les semaines qui suivront.

Moi, durant ces semaines je me disputais encore ma fidélité avec ma petite amie qui avait découvert mon côté «Pèlen» depuis le séminaire baptisé «On Est Là» qu’on est allé pour nous rafraîchir la mémoire et sur ce nous préparer mieux aux examens qui suivraient. Moi Djougan, j’ai toujours été fidèle à moi-même, et la décision de la tromper ne venait pas de moi, c’était d’ailleurs plus fort que moi la force qui m’attirait vers les belles jeunes filles aux jambes des plus délicieuses de la ville, encore je n’avais pas opté pour être le Don Juan de l’année, c’était venu tout seul.

Chemise manche longue, pantalon toile court, sandales artisanales. On ne voyait pas plus beau que moi. Les filles me raffolaient et je les comprenais et j’espèrerais sans cesse les aimer toutes, j’espèrerais quand même faire égalité dans mon cœur pour elles, je ne voulais pas aimer l’une et oublier l’autre, je les voulais toutes, toutes autant qu’elles étaient. Elles, elles ne voulaient que moi:« Oh pauvre moi », j’étais trop avare et le dicton « Anvi tout pèdi tout » avait raison de moi. Comme tout bon vakabon j’étais aussi un vagabond du cœur. Sans réel attachement je croyais que tout m’était aimanté et je ne faisais pas attention aux cœurs des femmes, la seule chose que je voulais vraiment c’était de les aimer tous mais faire attention à leurs cœur ne faisait pas partie du marché que je m’étais égoïstement dessiné. Le séminaire s’étalait sur trois jours, le premier jour tout marcha comme sur des pétales, les filles plus belles que jamais de l’extérieur comme de l’intérieur elles exhibaient leur beauté. Elles étaient comme des étoiles qui faisaient le jour, et le choix me devenait de plus en plus difficile, en les regardant je devenais de plus en plus vakabon et encore ma seule envie c’était de vagabonder chacun de ses jolis cœurs. J’étais pleinement un vakabon doublé d’un vagabond et triplé d’un poète qui avait un poème bien cueilli pour chaque fleurs du royaume de Tigwav. Les filles, je n’avais pas peur de leurs «mennaj», ni même de leur père, j’avais seulement peur que ma mère ne découvre que je suis vakabon. Mais je reste fidèle à

Chemise longue manche, pantalon toile,, sandales artisanales. On ne voyait pas plus beau que moi. Les filles me raffolaient et je les comprenais et j’espèrerais sans cesse les aimer toutes, j’espèrerais quand même faire égalité dans mon cœur pour elles, je ne voulais pas aimer l’une et oublier l’autre, je les voulais toutes, toutes autant qu’elles étaient. Elles, elles ne voulaient que moi:« Oh pauvre moi », j’étais trop avare et le dicton « Anvi tout pèdi tout » avait raison lui aussi de moi. Comme tout bon vakabon j’étais aussi un vagabond du cœur. Sans réel attachement je croyais que tout m’était aimanté et je ne faisais pas attention aux cœurs des femmes, la seule chose que je voulais vraiment c’était de les aimer tous mais faire attention à leurs cœur ne faisait pas partie du marché que je m’étais égoïstement dessiné. Le séminaire s’étalait sur trois jours, le premier jour tout marcha comme sur des pétales, les filles plus belles que jamais de l’extérieur comme de l’intérieur elles exhibaient leur beauté. Elles étaient comme des étoiles qui faisaient le jour, et le choix me devenait de plus en plus difficile, en les regardant je devenais de plus en plus vakabon et encore ma seule envie c’était de vagabonder chacun de ses jolis cœurs. J’étais pleinement un vakabon doublé d’un vagabond et triplé d’un poète qui avait un poème bien cueilli pour chaque fleurs du royaume de Tigwav. Les filles, je n’avais pas peur de leurs «mennaj», ni même de leur père, j’avais seulement peur que ma mère ne découvre que je suis vakabon. Mais je reste fidèle à moi-même et je les ai toutes aimées, du moins c’est ce que mes actions disaient. Dans ma tête je restais encore fidèle à moi-même néanmoins la vie nous réserve toujours de belles surprises.

Le deuxième jour du séminaire, les fleurs étaient là des «Pase pami lafoul» aux plus belles étaient déjà tous à mes pieds me suppliant de les aimer une dernière fois. Freya, Aseta, Patie, Inaya, Suzie elles étaient toutes là dans une prière collective suppliant l’amour de redécorer leurs bonheurs avec le parfum d’un même guerrier. Mais la vie nous réserve toujours de belles surprises. Et à ce moment-là il y avait une étoile bien dorée qui se cachait au fond d’une fleur, elle avait l’allure d’Èzili, les cheveux de Simbi et la voix de Lasirèn. Sa beauté brillait tellement que je ne pouvais la dessiner, ni sur mes yeux ni dans mon cœur, elle était insaisissable et prenait grandement sa place au milieu des lauriers de mon jardin, je luis donna un nom nouveau, je la baptisa Fleur De Lys. Entre ce qui est beau et ce qui est vrai je choisis la douceur des yeux, aucune plaie n’était dessinée dans mes souvenirs et ce qui allait arriver était encore un cauchemar qui mériterait d’être fouetté. Je ne voulais plus avoir les filles, je ne rêvais que d’une fleur. Elle n’avait pas senti ma présence qui traversait le pas de la porte de ses oreilles, elle était trop ivre de beauté pour s’en rendre compte. Et là encore je me croyais dans un rêve quand son petit ami et ses bourreaux d’amis m’ont traîné dans un enfer de tabasse, les yeux à l’extrémité de la fermeture j’entendis une voix. C’était la voix d’un homme ou d’une femme, je ne sais pas mais elle ne venait pas d’ici, c’était Dieu qui m’appela, du paradis Dieu m’appela, je lui répondît que le paradis peut attendre, que je ne suis pas pressé, je veux juste regarder le ciel dans ses yeux. Par ailleurs, nul ne sait comment dessiner sa voix sur les pieds du vent, tout le monde sait que le soleil est un imposteur mais nul ne sait comment elle fait pour briller autant. Le paradis peut attendre, laisse moi juste contempler ses lèvres ô Dieu, pour une dernière fois j’aimerais me marier, rien qu’avec elle. Corps à corps, feu en feu, je ne juste que me marier, sans bague, juste elle et moi et Lanmou pour témoin, je ne veux pas de Dieu pour témoin.Je la regarde et je me perds, et quand je me retrouve; encore je dis: Le paradis peut attendre.Le paradis peut attendre, je veux juste la voir une dernière fois entre ces flammes, Lucifer je t’en prie emmène moi, emmène moi à Fleur De Lys vivre milles autres vies au milieu de Lanmou et de ses enfants, je ne suis pas jaloux du ciel mais le paradis peut attendre…

Mon mandat aurait pu prendre fin, j’aurais pu ne plus être vakabon mais les lwas et mon garde n’avaient pas voulus d’autant.Le visage cloué sur la terre, les poings renforcés dans le sol Azaka Mede m’avait prêté toute la vie qui se faufilait dans le sous-sol, Ogou s’établît éveillé en moi. Je me sentais extra-humain, mes poings valaient cents et ma force dix milles. Les bourreaux n’avaient point aucune chance contre le dieu que j’étais devenu.Le visage cloué sur la terre, les poings renforcés dans le sol je me suis levé tel le lion de Nemée, d’un coup de poing j’ai explosé la gueule de celui qui voulait être mon Satan, j’ai ensuite commencé à frapper les autres bourreaux de coups immésurable,personne n’en croyait leur yeux quand ils ont vu comment j’ai démantibulé mes faiseurs d’enfer. Chaque coup qu’ils recevaient l’envoyer à la seconde au sol de la blessure et après avoir reçu le poing il était pire que bon pour l’hôpital. Ces coups de poings étaient comparable à ceux de mille hommes et les coups de pieds ceux de cinq cents. La querelle ne dura que cinq minutes et en cinq minutes presque le nouveau dieu a mis K.O douze jeunes hommes sui voulaient imposé leur loi.

Fleur De Lys ne croyait rien de tout cela réel, elle ne s’est jamais imaginée hors de ce cauchemar, elle m’avait pris pour son sauveur car sans le savoir je l’ai libéré d’une brute qui la battait sans cesse et sans raisons. Les mains Fleur De Lys sont si douces que même si elles tentait de se défendre elle se blesserait au toucher de la peau rigide et rocailleuse de son bourreau. Elle ne croyait pas encore que son sauveur était descendu, mais peu à peu son cauchemar se transformait en une lueur de vie qu’elle se faisait une joie de ramasser. Je l’ai alors conduit à sa maison et lendemain on s’est retrouvé sur la place D’armes, on s’est fait de cela un remède du quotidien qu’on devait prendre chaque après-midi vers les 3h, on se rencontrait sur la place juste pour pouvoir apaiser mutuellement nos deux âmes, et sans le vouloir la lumière a fait son chemin dans nos deux cœurs et puis jour on décida de concrétiser ce qu’on ne faisait que ressentir. Personne n’était au courant de notre aventure. Tout cela se passait et Missouri ne se doutait de rien jusqu’au jour où un vent vicieux la chuchota de me retrouver à l’hôtel En Plein Air car j’y étais déjà avec une autre. Ce jour là en sortant de l’hôtel Fleur De Lys et moi étions pris d’une piqûre d’étonnement à la vue de Missouri avec son visage trahi par l’amour, je me sentais coupable mais à fois que mes yeux tombaient sur Fleur De Lys je me sentais plus amoureux que coupable.

Missouri n’avait rien fait pour mériter tout cela, et heureusement que Izaak était là pour la retenir dans son envie meurtrière de me foncer dessus. «Ô Izaak mon ami, si tu n’avais pas été là, elle se serait peut-être blessé ou pire», en outre Izaak l’a calmée et j’ai été lui parler, je ne lui pas dit grand chose. Je lui ai simplement dis que l’examen du baccalauréat c’est pour la semaine prochaine et qu’on ferait mieux de retenir cette histoire pour la suite. Elle m’a étendue et écoutée jusqu’à ce jour.

La semaine prochaine à cette heure j’avais vite oublié notre pourparlers, j’étais trop pris à japper «justice» dans tous les recoins du baccalauréat. Dans toute la ville la grandeur de Djougan s’était répandue tant bien que mal, on citait tous ses louanges: « Djougan bandi, Djougan jistisye », tout ça était des moyens de crier ses exploits. Sur toute la route Nationale on avait établit notre siège, nous avions bloqué la circulation et avions fait un cercle autour de la route pour crier justice sur l’aslphalt. La ténacité des guerriers était dur comme fer, la ville était quasiment bloquée, aucune voie par la route Nationale, tout les voitures et les camions ont été obligés de contourner la route. On n’avait notre force à la main et la justice dans nos coeurs pour accomplir ce que les autres ne pouvaient ou ne voulaient pas, on n’étaient pas des dieux, ni même des lwas mais on était entré dans la légende. On s’est proclamé sans discours «défenseur des droits des élèves» et comme tout bon guerrier on était prêt à mourir intellectuellement pour sauver l’éducation du lot de corruption qui l’empêchait de marcher sur ma voie du progrès de la connaissance. Le siège a duré toute la matinée, et pendant tout ce temps nous avions pris d’assaut les rues de Tigwav avec pour seule requête la justice. Les médias étaient là à propager la nouvelle à travers les villes, tout le monde était abasourdi par cette première. Et quand on rentrait de la marche, personne n’avait vu le temps défiler à toute vitesse sur l’horloge, nous avions même oublié si l’examen c’était sur la feuille ou dans la rue. Mais personne ne s’en foutait encore de cette mascarade d’évaluation, la seule chose qui nous intéressait c’était que justice soit faite à tous et sue nos droits en tant qu’élève soit respectés. On a vraiment pas demandé plus à ces menteurs qui essayaient de nous berner avec des paroles douces-amères tout en boycottant la recherche de la justice mais malgré l’étouffement les echos

28 Octobre 2021 09:38:48 0 Rapport Incorporer Suivre l’histoire
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