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Hylias Helene


Quand un groupe de lycéens est invité par le maire de la "Bruised city". Ces étrangers qui pensaient visiter le dernier village détruit par les Allemands en guise de "souvenir", quoi de mieux que de visiter et de chasser les fantômes après la tombée de la nuit ? Mais au coucher du soleil, les morts se réveillent de leurs tombes et vivent le même jour pour indéfiniment. ce même jour où la guerre a été déclarée. s'en sortiront-ils vivants ?


Thriller/Mystère Tout public.
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Le 31 août 1942

Le soleil brillait, surplombant la plaine, une mère de famille était adossée au pied d’un vieux chêne, la tête appuyée sur le tronc. Le vent lui caressait le visage, lui exigeant de se recoiffer en remettant quelques mèches de ses cheveux derrière ses oreilles. Les rayons chauds du soleil l’aveuglèrent, l’obligeant à mettre une main sur son front pour protéger ses yeux.

La femme regarda au loin, elle vit son fils aîné jouer avec ses camarades à saute-mouton, ils s’amusaient beaucoup.

Elle tourna d’un quart la tête et aperçut, au loin, une de ses filles : Eliane six ans. Elle s’amusait dans la rivière qui longeait le petit village, avec de deux ses copines en pataugeant et en s’éclaboussant. Les cheveux de la petite brillaient comme des fils d’or, ses yeux bleus étaient de la même couleur que ceux de son père.

La petite s’amusait bien jusqu’à ce qu’Emmy lui dise d’arrêter. Elle semblait se noyer dans le peu d'eau où elle se trouvait et cela la paniquait. Les deux jumelles, Janine et Marie furent installées à l’ombre non loin de leur mère, sur une couverture pour faire la sieste. Dans leurs bras se trouvait une poupée, qu’elles serrèrent contre leurs petites poitrines.

La mère ne trouva pas des mots assez forts pour exprimer ce qu’elle ressentait. Ce qui semblait certain était que son cœur paraissait assez grand pour aimer les gens qui l’entouraient et cela lui remplit le cœur.

Au moment de partir, elle se leva et épousseta l’arrière de ses cuisses de sa jolie robe fleurie. Elle se pencha et ramassa la couette, la secoua de ses deux mains pour en enlever la poussière.

Elle profita de cette de fin de journée pour regarder le coucher du soleil. Il allait disparaitre derrière les dunes en laissant ses rayons, rouges et orangés, se refléter sur le lit du petit fleuve.

Elle retrouva ses filles en train de se disputer pour une fleur qu’elles voulaient lui offrir. Elle les prit par les mains et elles descendirent la pente qui mena au bord de l’eau.

Les enfants s'assirent sur l’herbe, haletant et suant abondement. Le chemin du retour fut long et fatigant pour eux.

Les filles ne pouvaient plus marcher. Eliane traînait des pieds. Gabriel se plaignait et préféra faire des caprices.

— Nous marchons que depuis deux kilomètres les enfants. Regardez, nous sommes bientôt arrivés, les encouragea-t-elle en pointant d'un doigt leur demeure.

Ils s’approchèrent du village et virent des badauds au loin sur la place publique. Un officier de police agrafé une déclaration sur un poteau.

Elle s’approcha et essaya de lire par-dessus les épaules des personnes devant elle.

Ce qu’elle y découvrit la laissa tétanisée sur place.

LA GUERRE EST DECLARÉE !

L’HEURE DÉCISIVE A SONNÉ !

Germinas a déclaré la guerre à la noble et pacifique Bruised City.

Ce matin, War slut a été bombardé à 8H00 ; Bruised a eu le même sort à 21H00.

Peu de victimes à déclarer pour le moment !

Une vague de terreur s'abattit sur la communauté, les gens s'enfuyaient dans toutes les directions, ils prenaient d'assaut les magasins.

La douleur et la panique étaient difficiles à vivre, ils devaient vivre dans la terreur que les bombes toucheraient leurs maisons.

Louise regarda ses enfants et les rejoignirent, elle se mit à leur hauteur leurs faisant comprendre qu'il fallait rentrer au plus vite. Bien qu'ils étaient épuisés, ils durent trouver la force de regagner leur domicile.

Ils parcoururent les derniers mètres traversant le dernier carrefour leur annonçant qu'ils étaient proche de chez eux. Ils virent au croisement de leur rue un soldat situé à un poste de garde, son fusil chargé posé sur l'épaule gauche, prêt à tirer si besoin.

Elle poussa le petit battant de la porte en bois, elle dut se pencher en avant pour l'ouvrir.

Elle marcha le long du chemin en gravier. Une table et des chaises vertes en fer forgé se trouvaient dessus. Ils montèrent les dernières marches qui les séparèrent de la porte d'entrée décorée de motifs "calligraphiques".

Les murs du hall étaient de couleurs pastel avec un miroir orné d'or décorant l'encadrement.

Dans la pièce de droite se trouvait la cuisine meublée de buffets hauts et bas d'une couleur blanc immaculé, dans un coin de la pièce il y avait un banc et une table décorée de coussins multicolores.

Sur la gauche, il y avait la salle de bain munie d'une baignoire aux pieds D'ours, un lavabo et un miroir accrochés au mur. Au fond du couloir, deux portes menaient à deux chambres : celle des parents et celle des jumelles. Les chambres étaient sommairement décorées : seulement de deux lits simples, commodes et tables de chevet. Les jouets étaient rangés d'un côté de la pièce.

La salle à manger se trouvait proche de l'escalier en colimaçon. A l'intérieur, on trouvait une longue table avec huit chaises et le buffet en bois noyer.

Les jumelles s'installèrent sur le sol devant la télévision le nez en l'air. Tandis que les deux grands s'assirent confortablement sur le canapé absorbé par l'écran.

La mère les laissa devant leur émission et partit préparer le dîner.

Louise travaillait devant les fourneaux et cuisait les pommes de terre au four. En dessert, elle prépara une tarte aux pommes qui sentait bon les pommes caramélisées.

Elle s'essuya les mains sur le bas de son tablier en lin beige, sortit de la cuisine et demanda à tout le monde de se laver les mains avant de passer à table.

la porte s'ouvrit avec un grincement de gonds. Claude, le mari de Louise et le père de ses enfants, entra à la maison après une journée épuisante à la mine. Son visage était noir de suie. Il était vêtu d'une épaisse capote. Un sac en bandoulière pendait à son épaule. Il était coiffé d'un chapeau en feutre noir. Claude posa son sac à terre, déposa sa veste sur le porte-manteau et partit se débarbouiller le visage. Puis, il rejoignit sa famille en arborant un sourire épuisé mais heureux.

18 Septembre 2021 12:12:15 0 Rapport Incorporer Suivre l’histoire
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